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 Fin de la réalité, il faut bien un début à tout [Libre]

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Alexandro Leonidov
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MessageSujet: Fin de la réalité, il faut bien un début à tout [Libre]   Lun 9 Mai - 20:18

Ça ne faisait pas si longtemps que ça que j'étais arrivé ici. Et pourtant j'avais l'impression que j'avais passé toute ma vie ici. Avant on ne pouvait pas dire que je vivais. Je parlait, je respirait mais ça s'arrêtait là... Pas d’ambitions, pas de rêve a proprement parler. Ici j'avais l'impression de renaître, une nouvelle vie s'offrait à moi. Il faisait nuit depuis un moment. Les lucioles voletaient ça et là... C'était beau. Une poupée que je venais de créer dans les bras je me promenais joyeusement (je ne vois pas d'autres termes... Je n'étais ni triste ni mal à l'aise...) La peau pâle comme la mort, les cheveux voletant dans la fraîcheur de la nuit, ma ravissante fille dans les bras... Aussi longtemps que je me souvienne... Je ne m'étais jamais promener aussi librement que depuis cette nouvelle vie. Une bonne chose. Pour certaines personne il va sans dire que c'était une sorte de malédiction de rester ici. Mais cette vie là... C'était tout ce que je n'avais jamais pus faire auparavant. Mais tout ce bonheur... cachait-il quelque chose ?
Depuis que je créais des poupée je leur parlaient, je les considéraient comme mes enfants. Et en effet on n'avait jamais vu aussi beaux jouets que mes poupée. Je passais ma main sur ses cheveux. Pour moi mes filles étaient vivante, je les entendaient me parler. Étais-je étrange ? Honnêtement je n'en savais rien. Ma vision de l'étrange et du bizarre a soudainement changer depuis mon arrivé ici... Pourquoi ? Parce que a force de voir des choses qu'on croyait incroyable justement... A tendance à modifier votre jugement. Ma poupée s'agitait dans mes bras, une hallucination sans doute mais je voulais y croire. Elle me regarda de ses yeux couleur noisette. J'avais l'impression qu'elle me regardait... Mais que ce cachait-il derrière ses yeux vide ? Moi même son créateur n'en savais rien. Ses petites boucles noir lui arrivait jusqu'au épaules, et elle affichait une mine arrogante qu'on a l'habitude de voir chez les jeunes personnes fortunées, oui oui ! Celles qui croient encore que l'argent fait le bonheur des autres. Je m'allongeais à même le sol, les yeux grand ouverts scrutant le ciel, ne bougeant pas d'un cil. Au jeu de la statue comme à celui du silence je n'étais pas le plus mauvais ! Loin de là ! Écoutant les bruits nocturnes je me détendais. Serrant contre mon coeur la petite poupée. Il me semblait qu'elle me murmurait à l'oreille
"Raconte moi une histoire"
Mon imagination encore ? Je posa un doigt sur sa bouche de porcelaine murmurant un 'Chuut...' J'étais fou... Mais honnêtement ici qui ne l'est pas ?
Je fermais un instant les yeux.
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Lujei Mihai
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MessageSujet: Re: Fin de la réalité, il faut bien un début à tout [Libre]   Lun 9 Mai - 21:11

Toujours dans le Blanc. Après sa rencontre avec celle qu'elle avait appelée de tous ses voeux, la chasseuse de Cauchemars cherchait non pas une nouvelle proie -elles se faisaient rare dans cette partie du rêve et a ce moment de la journée, même si elle était une des seules a regarder l'heure et la différence entre l'heure dans le Blanc et dans le Noir- mais une âme à guider.
Lorsqu'elle n'avait personne à guider, la jeune femme avait tendance a se laisser de nouveau emporter par le flots de chagrin qui la submergeait si souvent. Ses joues humides des larmes qu'elle avait encore versées, elle regarda autour d'elle.

Plaine. Herbes. Blanc.

Elle était dans les Plaines du Rêve. Et pourtant toutes les couleurs qu'elle voyait ne parvenait pas à la faire sourire ou même à l'émerveiller. elle n'avait plus le gout de ces choses qui l'avait pourtant rendu folle de joie à son arrivée ici. son arrivée...c'était quand déjà...et pourquoi est-ce qu'elle était encore là, elle, alors qu'eux n'y était plus. C'était injuste...

-Maria...Matthieu...De unde sunteți?

Elle prit son visage entre ses mains et pleura. Pleura ce qu'elle avait perdu et ce qu'elle n'avait plus, ce qu'elle n'aurait plus et ce qu'elle ne voulait pas.

Elle ne pleure plus maintenant. Elle a pleuré.
Elle le voix...celui qui est en face d'elle, ce blanc à qui il manque un morceau...et qui sert tendrement dans ses bras, comme elle le faisait avec sa petite Maria, une poupée. Est-ce qui lui aussi deviendra Gris si on lui enlève sa poupée? Non...il n'a pas encore eu à subit ça...et Lujei va veiller a ce que lui non plus ne le connaisse pas.
Sans bruits, en marchant à quelques millimètres au dessus du sol, elle s'approche de lui. Une fois tout près, elle s'accroupi si près qu'elle pourrait le toucher sans le vouloir. Un bruissement de tissus indique sa présence tandis qu'elle se met à genoux.

-L'être presque blanc à une jolie amie...

Lujei regarde la poupée, avec des larmes dans les yeux. Sa fille en voulait une de poupée, mais ici, elle ne savait pas où les trouver. Maintenant elle en trouvait une. Elle tendis la main pour caresser la peau de porcelaine de la petite poupée, mais stoppa son geste en route, avant de lever ses yeux rouge vers l'homme aux longs cheveux qui semblait être son propriétaire.
Elle ne jugeait personne elle, mais les autres la jugeait souvent. Elle n'était pas normale, ni dans sa façon d'être, ni dans son apparence ni dans sa façon de parler. Folle? Et pas qu'un peu...mais elle avait cessé de penser de cette manière et plus rien ne l'atteignait.

-Cette enfant est à toi? demanda-t-elle au garçon a qui elle ne pouvait donné d'âge.

De façon, elle avait oublié la notion d'âge. Elle avait parfois, peine à se souvenir de son propre nom.


[HJ: De unde sunteți? = Où êtes-vous?]
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Alexandro Leonidov
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MessageSujet: Re: Fin de la réalité, il faut bien un début à tout [Libre]   Mar 10 Mai - 11:31

Le doux voile nocturne envoyait vers moi un vent rafraichissant. Un froissement de tissus me fit ouvrir les yeux. Une jeune femme se trouvait là, penchée sur moi, proche, très proche. Je pouvais voir ses yeux rougis et gonflés par des pleurs, comme quoi la tristesse et le désespoir était présent partout. Je pouvais voir aussi que dans le fond de ses yeux une tristesse avait sa place depuis bien longtemps. Je me redressais sans dire un mot, des fois rien de vaut un bon petit silence. La poupée s'agitait quelque peu, mécontente de bouger. Je la voyais lever la tête et me regarder les sourcils froncés. Je lui avait dis que je lui trouverais bientôt un nom... Je lui fit un léger sourire et son visage s'éclaira. Elle se calait dans mes bras, je voyais le vent jouer avec les jupons de sa robe.

-L'être presque blanc à une jolie amie..
.

Je fixais la jeune femme, ne sachant pas trop quoi répondre. La petite poupée, flatté par les belles paroles éclata de rire, était-ce elle ? Ou alors le souffle du vent dans je ne sais trop quoi ? Je savais que ce monde était magique. Mais les poupées ne pouvaient pas prendre vie... Du moins en temps normal. A force de rester seul je les entendaient rire, parler, bouger. Mes enfants étaient vivantes.
La main de la femme avançait vers la petite joue de ma poupée. Puis se stoppa juste avant d'atteindre la joue de ma poupée.
Nos regards se croisèrent. Des larmes coulèrent de ses yeux. La petite poupée me regardait maintenant avec une lueur d'incompréhension. Je ne comprenais pas plus qu'elle malheureusement... Je lui tendis la petite poupée, ma petite dernière. Elle la pris doucement dans ses bras. Mes poupées paraissaient tellement humaines que les mauvaises langues racontaient qu'elles étaient faites à partir d'âmes d'enfants. Si je créais ces petites merveilles... C'est avant tout parce que les voir me fait du bien, j'insuffle une partie de moi en elles, je façonne leurs visages, leurs forgent un caractère.

-Cette enfant est à toi?

Je hochais la tête. Mes yeux de la couleur du soleil étaient braqués sur elle. Ma langue se délia par magie, et d'une voix douce comme le miel je lui répondit

"Oui, c'est une de mes filles, une de mes tendres créations elle s'appelle Gaël... Et moi je suis Alexandro. Et toi qui es tu ? Pourquoi tant de chagrin sur ton visage ?"


Le nom.. était le premier qui m'était venu à l'esprit. Un nom qui venait de loin... J'aurais voulut pouvoir savoir pourquoi cette fille semblait tellement brisé. La poupée rayonnait, chantonnant d'une voix d'enfant son nouveau nom.

"Gaël... Je suis Gaël'

Comme si elle avait peur de l'oublier.
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Lujei Mihai
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MessageSujet: Re: Fin de la réalité, il faut bien un début à tout [Libre]   Mar 10 Mai - 15:49

Il se redressa. L'avait-elle déranger? elle ne pouvait quitter des yeux la poupée si blanche entre les bras de ce garçon aux yeux étranges. Etranges parce qu'elle n'avait plus de nom pour dire autre chose. Ce n'était pas pour se moquer, ou pour lui faire du mal.
Il y avait une drôle d'expression sur son visage...pourquoi? Est-ce qu'il était malade? Lujei tendis la main et la posa sur la joue du garçon, elle ne souriait pas. Sa main était froide, sa joue à lui était chaude, mais elle n'en avait plus vraiment conscience.

Elle laissa retomber sa main, tandis qu'un autre mouvement attirait son regard. La poupée...elle avait bougé. La chasseuse de cauchemars, un peu déboussolée -même si elle l'était tout le temps- regardait l'enfant de porcelaine, en réfreinant l'envie de se mettre a pleurer. Mais elle ne voyait pas son visage, qui était marqué par la tristesse depuis si longtemps que les gens souvent passait en faisait semblant de ne pas la voir.
Et il lui donna sa poupée. elle était entre ses bras. Par réflexe elle se mordit la lèvre, sa lèvre toute bleue.

Il était assis maintenant maintenant. Et il a hoché la tête pour répondre à sa question. Cette petite fille si fragile et pourtant vivante est à lui.

-Elle est belle... dit-elle d'une voix bien basse.

Elle baisse la tête pour regarder la poupée, et esquisse un sourire vide. Vide de bonheur, mais pourtant si plein de tristesse et de regrets lointains. Elle serre la poupée contre son coeur, ses larmes roulant sur ses joues. Elle ne peut plus les retenir, elle ne sait pas comment faire pour ne pas être triste ou ne pas avoir mal. Elle depuis toutes ce temps seule, emmurée dans sa solitude et son chagrin, qu'il est pour elle son seul ami.

Gaël. C'est un joli nom. Elle doit dire quelque chose? Mais il continu de parler. Il dit que c'est lui qui l'a créée...alors c'est bien une poupée. Mais une poupée du Rêve, donc une poupée qui a le don de vivre pour celui qui l'a créée. Est-ce qu'elle meurt si on l'enlève à son créateur? Non ce n'est pas une pensée à avoir...elle n'est pas comme ça. Si elle pense comme ça, elle deviendra noire. Il ne faut pas penser comme ça Lujei.

"Gaël... Je suis Gaël"

-Bienvenue à la vie Gaël.

Elle ne pouvait même pas lui dire qu'elle était heureuse de la rencontrer. Elle n'y arriverait pas. Elle releva la tête vers le créateur de cette merveille. Pourquoi est-ce qu'elle avait cette expression de tristesse? Qui était-elle...Comme la poupée, si elle ne disait pas son nom elle pouvait l'oublier...les larmes qui coulent sur ses joues, emportent avec elles ce qui lui reste de souvenirs sur sa personne.

-Lujei. Je suis Lujei.

Un nouveau sourire vide fleurit sur ses lèvres.

-Le chagrin? Parce que je suis toute seule maintenant...

Elle glissa ses doigts dans les cheveux de la poupée, comme elle le faisait avec sa fille avant. Elle retrouva une ébauche de sourire, avec un peu plus de vie. Parce que ses gestes familier n'était adresser à une fantôme du passé, mais pour un être plus ou moins réel, bien qu'artificiel.

-Alexandro...tu es un gentil, tu es tout blanc et gentil.

Encore et toujours des phrases bizarre, sortant de la bouche d'une fille toute aussi étrange. Mais bienvenue dans le Rêve.
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Alexandro Leonidov
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MessageSujet: Re: Fin de la réalité, il faut bien un début à tout [Libre]   Mer 11 Mai - 20:17

Nous nous regardions, les yeux dans les yeux. Elle posa soudain une main sur ma joue bien pâlotte. Je ne me dégageais pas, je n'en voyais pas l’intérêt. Je ne voyais rien dans son regard de dangereux, rien qu'un chagrin déchirant, des yeux encore humide d'avoir pleurer. Pourquoi me dégager, pourquoi fuir cette tristesse ? Elle était là, plus présente que jamais. Sa main était froide,voir même glacé. J'avais tendance à l'oublier mais la vie n'est pas toute rose, elle ne l'est jamais... Et puis à trop vivre dans le bonheur on devenait imprudent. Mais à trop vivre dans la froide tristesse on passe à côté de bien des aspects plaisant de la vie... Moi je me situais au milieux de tout ça.

-Elle est belle...

J'adressais un petit sourire à la jeune femme. En effet, la petite créature était magnifique, je me disais ça à chaque fois que je voyais son petit sourire, ses petites mains finement détaillés. J'aimais créer ses fillettes et leur donner vie. Ses petits yeux de la couleurs des océans papillonnaient de droite à gauche. Me fixant moi, puis la jeune femme, puis son nouveau environnement. J'avais remarquer que cette petite n'était pas comme les autres... Mais je ne saurait mettre le doigt sur ce qui me faisais dire ça.

"En tout cas avec tous tes compliments elle est aux anges !"

La femme esquissa un sourire mais ce sourire sonnait tellement faux... Puis éclata en sanglot. Serrant la petite contre elle. Cette dernière s'affola un peu dans un premier temps puis se fit toute docile. Un bon point pour elle. Je m'approchais d'elle, au risque de me faire repousser... Une telle démonstration de douleur et de peine ravivais les souvenirs que j'avais enfoui au plus profond. Puis la prenais dans mes bras, je n'avais pas l'habitude d'avoir ce genre de comportement, je ne savais même pas comment réconforter et rassurer les gens... Moi j'étais quelqu'un de toujours seul, entouré de ses poupées... Mais je ne perdais rien à essayer. Après quelques temps je me reculais... Ne sachant pas quoi faire d'autre.

-Bienvenue à la vie Gaël.

Gaël se retournait vers la jeune femme, lui offrant un petit sourire ravis. Elle hochais lentement la tête. Une petite moue solennel sur le visage, les sourcils légèrement froncés. C'était comique à voir.Je voyais ses petites mains se poser sur ses genoux.

-Lujei. Je suis Lujei.

Je hochais la tête, me répétant plusieurs fois son nom dans ma tête. Afin de ne pas le déformer, de ne pas l'écorcher. Son nom était très joli, assez mélodieux. La poupée ouvrit sa bouche et de sa petite voix aiguë s'exclama

"Bonsoir Lujei"

Lujei répondit donc à ma seconde question. Était-elle trop indiscrète ? J'en avais bien l'impression...

-Le chagrin? Parce que je suis toute seule maintenant...

C'était triste à entendre... Mes yeux se perdirent dans le vide, fixant un point à l'horizon. J'ouvris la bouche puis la referma, cherchant quoi dire. Puis je lui répondis:

"J'ai toujours été seul, même quand j'avais encore une famille j'étais seul. Les seules personnes pour qui j'ai de l'importance... Ce sont mes poupées... Donc je ne peux pas comprendre ton chagrin... Mais je le vois..."

Je n'exagérais rien, tout comme elle la solitude était mon lot quotidien. Mais la mienne semblait tellement différente de la sienne.

-Alexandro...tu es un gentil, tu es tout blanc et gentil.

J'éclatais d'un rire franc, un de ces petits rires chargé de joie, je ne me moquais de personne, mais de l'amusement se lisait dans mes yeux.

"On m'a souvent dis que j'étais trop blanc... Mais gentil c'est une première. Après tout à ce qu'il parait je transforme les enfants pas sage en poupées. Merci Lujei tu es gentille aussi... Je suis heureux de te connaître."
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Lujei Mihai
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MessageSujet: Re: Fin de la réalité, il faut bien un début à tout [Libre]   Mer 11 Mai - 21:33

Elle baisse la tête vers la jolie poupée qui lui sourit et qui lui dit bonsoir. Son coeur se serre tandis qu'elle entend ses mots. Mais cette fois pas de larmes. On ne peut pas toujours pleurer. Elle n'est plus une pièce maintenant. Non elle à un devoir ci, elle doit protéger les gens comme lui, comme cette fille qu'elle suivait dans les bois qui murmure...
Son cauchemar à elle est éternel, mais elle doit passer outre pour que les autres ne vivent jamais ce qu'elle a connu. Elle ne sait d'ailleurs pas pourquoi elle a vécu ça...mais une chose est sure...cela fait bien trop mal pour que d'autre le vive aussi. Dans un Rêve on ne doit pas souffrir.

Il l'a serrée dans ses bras, comme pour lui donner son courage. Les Blanc, même incomplet sont comme ça. Ils sont gentils. Les blanc, viennent parfois voir Lujei quand elle pleure, pour lui demander pourquoi. Juste pour l'aider. Les Noirs se moquent d'elle, et font semblant de ne pas la voir. Les Gris...ont trop mal pour remarquer qu'ils ne sont plus seul dans ce cas là. D'ailleurs, Lujei voit souvent ce Gris qui l'a accueillit quand elle est arrivée ici avec Matthieu et que Maria n'était pas encore née. Mais personne en sait qu'il est Gris, à part Lujei et la Tisseuse du Destin, et Celle qui Rêve.

-C'est bien...si Gaël est heureuse. Alexandro aussi doit l'être...

Et elle le sait mieux que personne. Elle a envie de lui dire qu'elle va veiller sur son bonheur. Mais il pourrait poser des questions. Et elle n'aurait pas de réponse. Et cela pourrait ternir son bonheur. Donc elle ne le dira pas tout de suite. Pas encore. Pas tant qu'il n'a pas compris qu'il trouvera quelqu'un pour accompagner sa vie ici. Parce que le Rêve est fait pour ça, pour réunir les gens qui vont ensemble, parce que la Solitude, c'est le Cauchemar qui la fait. D'ailleurs, si il y une personne qui Rêve est-ce qu'il y a aussi une personne qui fait des cauchemar tout en haut, et une personne qui tisse les cauchemars ? Un jour elle poserait la question...si elle s'en souvient d'ici là.

-Tu as une belle voix Gaël.

Doucement la tristesse s’éloignait. Parce qu'elle n'était pas seule là. Mais quand elle était seule, elle ne pouvait s’empêcher de penser à eux. Et cela faisait trop mal. Chaque fois qu'elle pleurait elle se souvenait de cette douleur dans sa poitrine. Celle qui déchire et qui nous entraine dans le noir. Et elle se souvient son réveil...et le moment où elle a comprit qu'elle n'avait plus rien dans le Rêve. Alors elle s'est dit qu'il était juste ailleurs, et que si elle aidait les gens, elle pourrait les revoir, elle l'espère...mais pas trop fort.

"J'ai toujours été seul, même quand j'avais encore une famille j'étais seul. Les seules personnes pour qui j'ai de l'importance... Ce sont mes poupées... Donc je ne peux pas comprendre ton chagrin... Mais je le vois..."

Elle repose ses yeux sur Alexandro. Son esprit met un petit moment à comprendre le sens de ses mots. Elle comprends le sens global. Lui aussi s'est senti seul, même si il avait des gens. Mais ce n'est pas cette même tristesse. Lujei posa sa main a nouveau sur la joue d'Alexandro.

-Ici tu n'aura plus mal. Tu comprends ce que je ressens...un peu...mais tu ne dois pas comprendre...parce que ça fait trop mal de comprendre.

C'était dit bizarrement. La jeune femme aux yeux rouge lui sourit d'un air absent, avant de poser la main, là où se trouve le coeur du garçon.

-Mon mari et ma fille...ils étaient là, et maintenant c'est vide...parce qu'ils sont partis...ça fait mal...c'est ça que tu appelle chagrin ?

Malgré sa présence dans le Rêve, elle avait toujours ce petit accent qui montrait que malgré la langue qu'elle parlait ce n'était pas sa langue natale. Elle lui avait dit. Et elle n'avait pas pleurer. Elle devait rendre Gaël, sinon elle allait la garder avec elle. Mais est-ce qu'elle avait le droit, de s'attacher à une poupée quand elle avait perdue tout ce qui était précieux pour elle. Elle ne devait pas y penser sinon elle allait attirer le Noir ici, et le Noir ne devait pas s'approcher d'Alexandro de trop près, sinon il était en danger.
Son rire fit sursauter Lujei, qui se retrouva les fesses par terre. Les marques bleues sur son corps se firent plus visible, tandis que pas endroit les épines de la rose perçait sa peau. Elle secoua la tête en souriant. Elle n'avait plus l'habitude d'entendre un rire d'aussi près.

-Pas trop blanc...juste Blanc. Pas un Blanc brillant, mais un joli blanc.

Elle arrangea sa robe, puisque apparemment elle était partie pour rester la un peu plus longtemps, et posa Gaël sur ses genoux. En espérant que cela ne dérange pas la jolie poupée.

-Ce n'est pas vrai...tu n'es pas méchant...les rumeurs, c'est Noir qui les fait, et Noir est méchant...

Mais c'était des mots tellement bizarre. Mais elle n'arrivait plus à parler comme les autres personnes maintenant. C'était trop dur, d'être normal quand on revenait de loin. Mais il ne semblait pas s'ennuyer, alors peut-être que ce n'était pas si mal...qu'elle avait fait des progrès.
Quand il lui dit qu'il était heureux de la connaître, elle le regarda étonnée un instant, puis lui offrit son sourire pour la première fois, mais pas un sourire teinté de tristesse.

-Merci Alexandro. Tu sais, tu trouveras quelqu'un ici...j'en suis sûre....tu dois rester Blanc Alexandro...je protègerais ton sourire et tes enfants...

Euh...c'était vraiment trop bizarre. Mais elle ne le savait pas elle.
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Alexandro Leonidov
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MessageSujet: Re: Fin de la réalité, il faut bien un début à tout [Libre]   Jeu 12 Mai - 20:58

-C'est bien...si Gaël est heureuse. Alexandro aussi doit l'être...

Je hochais la tête, oui j’étais heureux, très heureux même. Mais je n’aimais pas le montrer. Montrer mes sentiments, allez savoir pourquoi. Je n’étais pas tellement expressif. Certes je souriais, il m’arrivait aussi de rire de temps à autres… Mais jamais bien longtemps. Et, si je venais à m’attrister je préférais m’isoler afin de penser mes plaies… c’était comme ça mais je ferais un effort. Pour Lujei .

« Oui je suis heureux, la bonne humeur est contagieuse. »

Je m’approchais de Gaël, un petit sourire aux lèvres.Je posais mes mains des deux côtés de son visage si expressif, si coloré mais pourtant si froid. Une poupée vivant grâce à l’amour et a la passion de son créateur. Leur petit monde était de couleur rose bonbon. La petite poupée riait, montrant son bonheur aux yeux de tous.C'est vrai ça faisait chaud au coeur.

-Tu as une belle voix Gaël.

Je lâchais le visage de la poupée qui se retourna vers la femme qui lui adressait la parole. Personne ne savait ce qui se cachait derrière ses yeux océan. Elle offrit son plus beau sourire à Lujei.

"Moi j'aime bien Lujei ! "

La petite poupée se dandinais pour se mettre à l'aise, ses petites anglaises s'agitaient tendis qu'elle changeait de position. La main fraîche de Lujei revint se poser sur ma joue pâle.Mes yeux revinrent se poser sur elle.

-Ici tu n'aura plus mal. Tu comprends ce que je ressens...un peu...mais tu ne dois pas comprendre...parce que ça fait trop mal de comprendre.

J'ouvrais la bouche mais sa main se posa sur ma poitrine, se créant un chemin entre les chaines et colliers pendent à mon cou.Ma bouche se referma en douceur.

-Mon mari et ma fille...ils étaient là, et maintenant c'est vide...parce qu'ils sont partis...ça fait mal...c'est ça que tu appelle chagrin ?

Ha... Je comprenais mieux la raison de son chagrin. Elle avait perdu sa famille. Moi personnellement ma famille ne m'avais jamais accorder une grande importance mais chez les autres c'était différent, je le savais bien. Il semblait très important pour elle que je conserve mon bonheur...

"Oui... ça c'est du chagrin, de la tristesse. Tu es courageuse Lujei... Si tu ne veux pas que je comprenne alors je ne chercherais pas à comprendre d'accord ?"

Je posais la main sur son épaule, lui faisant un petit sourire. Oui je serais heureux dans ce cas, et je ferais un effort pour le montrer. Voir un sourire sur mon visage c'était étrange... Une peau si blanche et fine... D’énormes cernes sous les yeux... Oui bizarre.
Après avoir éclater de rire je la vis sursauter et perdre l'équilibre. J’espérais qu'elle ne s'était pas fait mal.Elle s'assit face à moi, posant Gaël sur ses genoux, On pouvait presque entendre la poupée gazouiller.

-Pas trop blanc...juste Blanc. Pas un Blanc brillant, mais un joli blanc.

Je penchais la tête d'un côté, je ne saisissait pas totalement ses paroles mais je mettais de la bonne volonté pour comprendre.pour tout vous dire je ne voyais pas trop de quel blanc elle parlait, est-ce qu'elle voyait des choses que moi je ne saisissait pas ? J'avais remarquer que quelques fois elle s'exprimait avec un petit accent. Elle venait de loin peut être.

"Je suis blanc... Et toi tu es de quel couleur ?"

Le blanc symbolisait la pureté, étais-je pur ? Je me creusais la cervelle.

-Ce n'est pas vrai...tu n'es pas méchant...les rumeurs, c'est Noir qui les fait, et Noir est méchant...

Elle considérait ces couleurs comme des personnes, Noir était-il une personne ? J'avais l'habitude des discours assez étrange, après tout je vivais avec des poupées, et il arrivait à certaines d'avoir de drôles de choses à raconter, je pourrais peut-être faire comme avec elles. Je me rapprochais d'elle, essayant de prendre un air le plus doux possible.

"Lujei, dis moi... qui est ce Noir qui est méchant ? Je ne le connais pas. "

J'étais heureux de la rencontrer et ça semblait la surprendre. Elle nous offrit un joli sourire, il était chaleureux, il était franc, sans tristesse. Je ne pus m'empêcher de lui dire

"Tu es très jolie quand tu sourie"

Gaël acquiesçais en silence.Je rendis son sourire à Lujei. Toujours un peu surpris moi aussi.

-Merci Alexandro. Tu sais, tu trouveras quelqu'un ici...j'en suis sûre....tu dois rester Blanc Alexandro...je protègerais ton sourire et tes enfants...

Ainsi, avec Gaël dans les bras, une mine sérieuse je me devais de la prendre au sérieux. Je hochais la tête. Je ne savais pas de quoi elle était capable mais je lui faisais confiance.

"Tu nous protégera ? C'est rassurant. espérons que je trouve quelqu'un qui acceptera ce que je suis alors..."


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Lujei Mihai
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MessageSujet: Re: Fin de la réalité, il faut bien un début à tout [Libre]   Mar 17 Mai - 18:44

« Oui je suis heureux, la bonne humeur est contagieuse. »

Lujei ne comprit pas cette phrase, mais elle offrit un petit sourire à Alexandro. Parce qu'elle ne pouvait de toute façon par faire plus pour le moment. Mais peut-être qu'à force de protéger et parler avec le Blanc elle retrouverait un morceau d'âme qu'elle avait perdu et elle recommencerait à rire et à rêver comme les autres, sans se soucier de savoir si le Noir allait faire des victimes ce soir là.
La poupée dit qu'elle aimait bien Lujei...et la jeune femme ne cacha pas sa surprise.
Elle posa sa main sur sa poitrine au niveau de son coeur.

-Ça fait du bien ici...merci...moi aussi je t'...

Ça faisait comme une petite chaleur. Qui s’éteignit aussi vite qu'elle était venu. Elle n'avait plus ce qu'il fallait pour ressentir tout cela. Mais elle n'était pas capable de dire je t'aime sans sentir ses yeux se remplir de larmes. Alors elle se contenta de sourire. Et leva de nouveau les yeux vers Alexandro. Elle lui dit de ne pas comprendre ce qu'elle ressentait, même si c'était plus fort que lui. Il était humain, donc il pouvait comprendre, mais il ne devait pas...peut-être qu'il savait, mais dans le rêve il ne devait pas comprendre de la même façon qu'elle.

-Oui. Je vois maintenant...ce sont des mots tout gris...comme moi.

Encore une fois...mais elle ne pouvait pas faire autrement. Elle parlait naturellement. Elle avait toujours fait comme ça. Même livrée à elle même dans un pays totalement inconnu, même si elle avait du perdre sa fierté en donnant son corps...elle avait toujours été franche.
Mais tout cela n'était que souvenir flous et lointain dans sa tête, et elle pensait que c'était dans ce monde. Elle ne savait pas qu'il y avait le dedans et le dehors.

Elle regarde un instant la main posée sur son épaule, avant de poser la sienne dessus. Il était beau le sourire de ce garçon. Et pourtant il semblait si seul. Comme souvent c'était le cas pour les Card ici. Elle aurait tellement voulut lui souhaiter de bonnes choses ici...mais elle n'avait pas les mots pour le faire sans c=que ce soit étrange.

-Moi ? Je suis grise...toute grise...je ne suis plus Blanche...mais je ne suis pas Noire.

Jusque là, c'était normal. Un juste milieu entre deux couleur en totale opposition. C'était comme ça. Il y avait toujours un milieu à tout, comme il y avait le Début et la fin de chaque chose.

-Noir...si tu ne le connais pas, ce n'est pas grave.

Elle semble réfléchir un instant, en glissant un doigt dans les jolis cheveux de la poupée toute blonde. Puis d'une voix un peu plus basse, comme si elle ne devait pas le dire trop force pour ne pas attiré son attention sur eux, elle dit :

-Noir il vit dans la Forêt Morte...et puis dans le Désert. Noir il est méchant, Noir il fait mal...tu ne dois pas trop t'en approcher.

Est-ce qu'il avait un nom ce Noir ? Oui...mais elle ne le connaissait pas. Enfin si...mais elle préférait l'oublier parce que le dire c'était l'avertir. Et elle n'était pas dans la tête de Noir pour savoir ce qu'il pouvait bien entendre lorsqu'on prononçait son nom et qu'il était dans le coin.

"Tu es très jolie quand tu sourie"

-Jolie...ça fait longtemps...qu'on ne me l'a pas dit...

Elle devint pensive, et se mit à sourire. Un sourire absent. Elle venait d'oublier ce qu'Alexandro lui avait dit. Elle s'en souviendrait bien...un jour...mais pas maintenant.
Pour le moment elle devait simplement parler avec lui, elle n'avait pas encore à la guider, pas encore...mais un jour viendrait où elle le guiderait sur le chemin du Blanc Pur, du Blanc complet...enfin elle l’espérait. Elle avait du Blanc devenir Noir, avant même de comprendre le sens de leur existence ici. A trop attendre son autre morceau, on devient un peu fou. Puis ce noir avait disparu, parce que la tisseuse l'avait coupé et laisser tomber.

"Tu nous protégera ? C'est rassurant. espérons que je trouve quelqu'un qui acceptera ce que je suis alors..."

-Tu trouveras.

Elle ne dit que cela. Mais elle semblait certaines de ses dires. Puis elle prit Gaël dans ses bras et se laissa tomber sur l'herbe qui devint toute bleue autour d'elle. Elle leva Gaël au dessus de sa tête, comme elle l'aurait fait un tout jeune bébé pour le faire rire.

-Tu as d'autres enfants comme Gaël, Alexandro ?

Pourquoi cette question ? Juste comme ça...elle posait les question comme ça, pas que ça l’intéresse vraiment...mais parfois elle avait des moment de conscience et elle posait des question qui semblait un peu moins bizarre.
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Alexandro Leonidov
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MessageSujet: Re: Fin de la réalité, il faut bien un début à tout [Libre]   Jeu 18 Aoû - 21:08

-Ça fait du bien ici...merci...moi aussi je t'...

Elle avait mit la main sur sa poitrine. Elle semblait surprise mais heureuse. Mais bien vite on eu l'impression que la suite de sa phrase ne voulait pas sortir, que les mots restaient bloqué. Je ne m'en formalisais absolument pas.

Je vis l'étincelle de bonheur fleurir dans ses yeux mais elle se fana très vite et disparut.
Elle me regarda à nouveau, son sourire triste de retour. Je devais avouer que ça me rendais triste de la voir comme ça et de ne rien pouvoir faire. Ha quelle impuissance.

Elle me dit avoir compris le sens du mot chagrin. Quand elle qualifia les mots de gris je hochais la tête. Le mot gris me faisais penser à la pluie, et la pluie aux larmes versé pour soigner un coeur qui souffre. Mais les larmes n'arrivent pas à tout guérir, on dit que pleurer nous fais nous sentir mieux. Mais qu'en est-il lorsque la blessure est trop profonde pour être soignée ?

J'avais posé ma main sur son épaule pour lui montrer mon soutien mais j'aurais quand même voulus trouver un petit quelque chose de rassurant à lui dire, mais je parlais tellement peu aux gens que je ne savais pas... Peut être aurais-je dus lui dire que moi et mes poupée pourrions être heureux pour nous mais aussi pour elle ? Je ne sais pas si c'est bon de laisser une personne aussi chagriné toute seule, mais peut être désirait elle sa solitude ? Moi je n'aimais pas me mêler aux autres d'habitude, peut être en était-ce pareil pour elle. Elle posa sa main sur la mienne, croisant mon regard.

-Moi ? Je suis grise...toute grise...je ne suis plus Blanche...mais je ne suis pas Noire.

Gris, encore cette couleur. Elle semblait la suivre comme une ombre. Le gris et accessoirement le chagrin. Existait-il un remède pour tout chasser ? Plus je la connaissais et plus j’espérais qu'il en existe un, quelque part.Ma voix se fit de nouveau douce et calme.

"Tu aurais peut-être voulu rester blanche non ? Je crois voir la différence entre les blancs, les gris et les noirs..."

Les noirs étaient ceux qui faisaient mal, les blanc étaient comme des brebis égarés, et les gris... étaient des être qui fut un temps étaient aussi naïf que les blancs mais que le chagrin à submergé.

-Noir...si tu ne le connais pas, ce n'est pas grave. Noir il vit dans la Forêt Morte...et puis dans le Désert. Noir il est méchant, Noir il fait mal...tu ne dois pas trop t'en approcher.

Je hochais la tête, je ne m'approcherais pas de Noir mais à quoi ressemblait-il ? J'allais éviter la forêt morte et le désert... De toute façon moi je ne sors que rarement de ma tour d'ivoire... Les poupées étant mes seules amies...

"Mais dis moi Lujei, Noir il t'a déjà fais mal ? Et comment le reconnaîtrais-je si je le croise ?"

Oui c'était indiscret de demander ça, à peine les mots eurent franchis la barrière de mes lèvres que je voulus immédiatement les ravaler. J'étais toujours le même gamin, j'agissais avant de réfléchir.
Elle nous avait fait à moi et à Gaëlle un vrai sourire. Je voulais dire par là qu'on y décellais vraiment du bonheur. Je la complimenta et elle me répondit d'un air absent, on ne lui avait pas dit ça depuis longtemps d'après ses dires. Mais c'était vrai, ce joli sourire était un cadeau qu'elle nous faisait à Gaëlle et moi.
Elle pris la petite poupée dans les bras et s'installa dans l'herbe, La poupé s'installa de la façon la plus confortable qui soie, bien adossé. Elle n'avait pas vraiment l'habitude d'être transporté de main en mains mais être le centre de l'attention lui plaisais. Elle gazouillais de bonheur, rigolant de sa voix clair et fraîche.

-Tu as d'autres enfants comme Gaël, Alexandro ?

Je hochais la tête doucement, des enfants j'en avaient des tas, toutes différentes.

"Oui j'en ai beaucoup, Certaines parlent, d'autres n'ont pas cette chance. Je vis avec elle dans ma petite boutique jusqu'à ce que les poupées trouvent une maîtresse qui leur conviennent et me quitte."

C'était toujours un cycle, je créais les poupée, y mettant mes sentiments, mon bonheur et elle à leur tour donnaient du bonheur aux enfants. Mon travail étais apprécié mes poupée étaient heureuses, du moins je l'espérais. ça marchais bien comme ça, cette petite routine du quotidient. Changerait-elle un jour ?

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Lujei Mihai
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MessageSujet: Re: Fin de la réalité, il faut bien un début à tout [Libre]   Ven 9 Sep - 21:21

C'était si étrange de parler avec quelqu'un comme le faisait avec Alexandro. Ses mots, il semblait bien les comprendre. Et cela faisait du bien à la jeune femme solitaire.
Mais si elle avait eu à choisir, elle aurait aimé redevenir une blanche...mais c'était impossible n'est-ce pas ? Et si elle demandait à la Tisseuse, est-ce que cette belle créature transmettrait son souhait à la Reine de Cœur ? Le ferait-elle pour soulager sa peine et son coeur.
Sans doute pas...Les Gris était essentiel dans le Rêve, comme le Noire et le Blanc. Un tout qui ne fait qu'un, un équilibre nécessaire.
Mais tout cela, elle l'ignorait elle. Et elle n'avait pas assez d'esprit pour le moment pour comprendre tout cela. Il n'y avait pas de nuances de Gris, de Noir ou de Blanc pour le faire comprendre dans sa langue a elle.

"Tu aurais peut-être voulu rester blanche non ? Je crois voir la différence entre les blancs, les gris et les noirs..."

Lujei le regarda, son regard rouge se posa sur lui, comme si durant un instant elle avait été transportée à des années lumières de cette petite colline d'herbe multicolore.

-Peut-être vouloir cela ? Demanda-t-elle en penchant doucement la tête sur le coté.

Elle n'avait pas conscience de la Volonté ou du Désir. C'était deux morceau d'elle même dont elle connaissait l'existence mais qu'elle ne parvenait pas à associer à son être. Comme des parties qui existent mais qu'on ne peut pas atteindre en en ayant conscience. C'était ce que l'on appelait sentiments d'ailleurs. Et elle, elle n'en avait plus beaucoup. Le chagrin, la tristesse, des éclats de bonheurs disséminé sur son chemin, des souvenirs heureux et la douleur. La seule volonté dont elle avait conscience, -et encore que, elle le considérait comme un besoin- c'était de protéger le Rêve du Cauchemar, qu'elle appelait Blanc et Noir.

Il était gentil, lui. Il ne la repoussait pas...parce qu'elle était visiblement étrange. Son temps passer dans le pays de Noir l'avait marquée physiquement, et cela souvent faisait peur. C'est peut-être de la qu'elle tenait son nom de Chausseuse de Cauchemars. D'autant plus lorsqu'elle avait sa faux à la main.
Lujei lui expliqua qui était noir, avec ses mots à elle. Il y en avait deux, mais le pire était peut-être celui de la Forêt Morte car il était plus actif que les autres. Les deux noirs ne s'aimaient pas beaucoup, mais les gens des deux noirs faisaient des alliances. Ils étaient mauvais même entre eux.

Il lui promit de ne pas s'approcher de Noir. Et Lujei le crut. Certain avec une fascination morbide pour le Noir, et elle ne pouvait pas les retenir. Ceux là était destiné à rejoindre les rang de Noir, et ne continuerais pas à Rêver. Mais il n'y en avait, heureusement pas beaucoup. On racontait que Noir était arrivé ici avec une prédisposition a sa nouvelle nature. C'est d'ailleurs pour ça qu'on parlait d'eux ainsi. Comme il n'y a pas d'ombre sans Lumière, ni de Lumière sans Ombre, il n'y a pas de Noir sans Blanc ni de Blanc sans Noir. La Rêveuse pouvait chasser le faiseur de cauchemars ? Elle n'avait pas la réponse à cette question.

"Mais dis moi Lujei, Noir il t'a déjà fais mal ? Et comment le reconnaîtrais-je si je le croise ?"

La jeune femme ne sursauta pas. Ne sembla même pas choqué de sa question, tandis que lui tourna la tête, comme s'il n'avait pas voulu dire ce qu'il avait dit.

-N'ai pas peur de tes mots, Alexandro dit-elle d'un ton calme, beaucoup trop calme.

Elle souriait doucement. Puis elle secoua doucement la tête.

-J'ai souvent rencontré Noir depuis que je suis devenu Grise. Mais il ne m'a jamais fait de mal, parce qu'il n'y a plus rien a me prendre.

Celle disait ça, comme si elle disait que l'herbe devenue rose était belle. Comme si c'était une vérité connue de tout le monde. Autrefois, elle avait peur de Noir, inconsciemment, quand il était dans le coin, elle demandait a trouver un autre endroit. Elle avait peur avant.

Elle posa une main sur la poitrine d'Alexandro, et plongea son regard dans le sien.

-Quand tu le rencontreras, je ne te le souhaite pas, tu le saura.

Ce n'était pas un souhait, mais il le saurait. Au plus profond de lui, il saurait qu'il avait en face de lui, un être qui n'avait rien de bon à offrir. Elle aurait voulu le protéger, mais elle ne pouvait sans doute pas. Tout ce qu'elle pouvait, et ce qu'elle avait le droit de faire, c'était de le guider et de le conseiller.

-Je ne suis que la chasseuse de Cauchemars, je n'ai pas le droit de te protéger de lui. Je peux simplement te conseiller de ne pas le faire...le reste, n'est pas en mon pouvoir.

D'ordinaire elle ne le disait pas. Mais pour une fois, elle le dit. Alexandro, n'aurait cette phrase en tête que comme une vague idée une fois qu'elle serait partie. Comme un vieux sentiments qu'il fallait suivre.

Et ils parlèrent à nouveau des poupées. La jolie voix de Gaëlle donnait à Lujei envie de rire aussi. Mais elle avait oublier comment on faisait sortir ce joli son de sa gorge déchirée par les sanglots.

"Oui j'en ai beaucoup, Certaines parlent, d'autres n'ont pas cette chance. Je vis avec elle dans ma petite boutique jusqu'à ce que les poupées trouvent une maîtresse qui leur conviennent et me quitte."

-Tu me montreras, cet endroit où tu vis avec elle, un jour ? Demanda-t-elle de nouveau en penchant la tête par coté.
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Alexandro Leonidov
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MessageSujet: Re: Fin de la réalité, il faut bien un début à tout [Libre]   Sam 30 Juin - 16:48

Bien sûr cette fille était étrange, bien sûr, mais je trouvais sa façon de parler aussi naturelle qu’attachante. Oui je la trouvais attachante. Et même si je ne comprenais pas tout ce qu’elle voulait me raconter, la discutions était plaisante, mais la petite fleur ne semblait pas trop savoir ou son chemin la menait, elle semblait paumée.

-Peut-être vouloir cela ?


Elle ne semblait pas comprendre, Je pris le temps, en m’exclamant doucement.

« Oui est-ce que être blanche de nouveau te ferait plaisir ? Si tu veux quelque chose, c’est que tu penses que c’est nécessaire à ton bonheur. »


La discutions se poursuivit sur… Des terrains glissants ! Oui j’avais l’impression d’avoir mis les pieds dans le plat… Le « noir » était-il tabou ? En fait je venais d’atterrir ici, j’avais déjà pas beaucoup la côte auprès des habitants, ils me trouvaient bizarre, même dans le monde du rêve j’étais hors norme, mais il valait mieux en rire qu’en pleurer, et puis depuis le temps ça devenait une habitude. Je restais de marbre.

-N'ai pas peur de tes mots, Alexandro


Je secouais la tête, lentement, me mordillant la lèvre. Je ne devais pas avoir peur de mes mots.. C’était vraiment la première à me le dire. Je lui répliquais dans un murmure.

« Non Lujei, tout n’est pas bon à dire, ça peut faire mal ici. Ça peut gêner aussi. On sait jamais comment on réagit dans ses cas là ! »

Je lui pointais mon cœur pour illustrer mes propos, on avait l’impression certes de parler à une enfant, mais il n’empêche qu’elle était loin d’être idiote !

-J'ai souvent rencontré Noir depuis que je suis devenu Grise. Mais il ne m'a jamais fait de mal, parce qu'il n'y a plus rien a me prendre.

Ma mine se fit attristé tendis que j’entendais son ton, comme si… Rien ne s’était passé, comme si ce n’était pas réel… En voilà un truc qui faisait mal au cœur, j’ignorais quel était la cause de ce grand rien qui habitait son cœur, et je ne la connaissais depuis pas assez longtemps pour pouvoir l’aider, était-il possible de reconstruire quelqu’un qui avait été détruit ? Je l’ignorais, j’avais été détruit moi-même avant d’arriver ici… Mais rien n’était parvenus à me faire devenir comme avant.

« Mais… Que cherche Noir que tu n’as plus dans ce cas ? Que veut-il que toi tu ne peux lui donner ? Je suis si ignorant… »


Elle posa doucement sa petite main sur mon torse, tendis que je plongeais mes yeux dans les siens, oui elle semblait réellement tombée du ciel pour me guider dans ce monde haut en couleur et dangereux.

-Quand tu le rencontreras, je ne te le souhaite pas, tu le saura.


Je hochais la tête docilement, on ne pouvait pas vraiment décrire le mal si j’avais bien compris… Mais on le sentait du fond de ses tripes, intéressant… Intrigant. D’un côté j’aurais juste voulus savoir à quoi ce type de personnes ressemblait, d’un autre j’en avais une trouille bleue… N’avions-nous pas tous peur de tout ce que nous ne connaissions pas ?

-Je ne suis que la chasseuse de Cauchemars, je n'ai pas le droit de te protéger de lui. Je peux simplement te conseiller de ne pas le faire...le reste, n'est pas en mon pouvoir.


Je passais ma langue sur mes lèvres, un tic nerveux que je n’avais que depuis quelques années, comme si subitement mes lèvres étaient devenues trop sèches pour que je puisse parler… J’arrachais depuis tout à l’heure des brins d’herbes sans m’en rendre compte… ça aussi ça devait être nerveux ? En y repensant je n’avais jamais réussis à m’empêcher de faire ça quand il y avait de l’herbe dans les parages.

« Alors donne moi tous les conseils que tu as pour moi, je me souviendrais de cette rencontre encore longtemps tu sais. Après tout ce n’est pas tous les jours qu’on vient me parler aussi normalement. »


Le sujet dériva vers les poupées, la petite Gaëlle semblait très prometteuse, j’avais souvent des pincements au cœur lorsque je voyais une petite poupée partir, mais elle faisait le bonheur d’autrui, c’était le plus important.

-Tu me montreras, cet endroit où tu vis avec elle, un jour ?


Je secouais vigoureusement la tête. Oui je lui montrerais. Oui sans problème. Puis une idée me vint, et ce fut avec un petit sourire que je dis :

« Ho je te montrerais ne t’en fais pas ! Tu vas même pouvoir profiter de mes talents tout de suite. Cette petite poupée à l’air de bien t’aimer… Que dirais-tu de la garder avec toi ? Tu serais peut-être moins seule non ? ça ne te ferait pas plaisir ? »


Je pus voir que je ne fus pas le seul à trouver cette idée géniale... Gaëlle la trouva aussi à son gout puisqu'un sourire détendit son visage de porcelaine.
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Lujei Mihai
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MessageSujet: Re: Fin de la réalité, il faut bien un début à tout [Libre]   Lun 23 Juil - 12:31

Lujei le regarda, assimilant chacun de ses mots comme si c'était un délicieux bonbon qui devait fondre sur la langue avant qu'elle puisse en comprendre le sens.

« Oui est-ce que être blanche de nouveau te ferait plaisir ? Si tu veux quelque chose, c’est que tu penses que c’est nécessaire à ton bonheur. »

Elle pencha la tête sur le coté, et porta un doigts à ses lèvres. Elle posa son index sur ses lèvrès bleus qui ne changèrent pas de couleur. Elles n'étaient pas bleues parce qu'elle avait froid, mais c'était comme ça. Puis enfin, comme si elle avait enfin comprit, à peu près ce qu'il voulait dire, elle répondit :

-Etre blanche de nouveau...je ne sais pas...Le bonheur, je ne sais plus ce que c'est. J'ai été Blanche, j'étais heureuse...et puis le Cauchemar m'a tout enlevé...aujourd'hui je suis grise, et c'est tout.

Bon elle n'avait pas vraiment comprit de quoi il retournait. Mais en même temps lui demander si redevenir comme avant lui ferait plaisir...il fallait qu'elle comprenne. Cela voulait dire quoi ? Que sa petite Marie, sa fille, et que son mari allait revenir ici avec elle ? Si on lui demandait ça, evidement qu'elle dirait « oui ». Mais là, elle n'était pas en mesure de comprendre toute seule ce que cela impliquait de redevenir blanche. Est-ce qu'elle pourrait de nouveau tout recommencer, sans plus penser a tout ce qu'elle avait perdu en devenant grise ? Elle n'en savait rien, et elle ne parvenais même pas à y penser. C'était trop complexe pour son esprit morcelé.

Elle lui dit de ne pas avoir peur de ses mots. Ici la peur était une arme à double tranchant, comme la solitude. Et c'est souvent la peur qui attirait à vous le Noir où les aspirants noirs. Un leger sourire, avant qu'il ne lui dise que tout n'était pas bon à dire.
Elle secoua la tête. Pour elle tout ça n'avait plus aucun sens. Elle ne pouvait plus souffrir des mots, sauf s'ils étaient porteurs d'une certaine magie. Mais...là ce n'était pas le cas.

-Tu ne dois pas avoir peur de tes mots ici Alexandro. Et surtout pas avec moi. Si tu mens, tu aideras noir a venir jusqu'à toi. Noir est tout ce qui est tordu. Et le mensonge est tordu.

Et parfois blesser, c'était le meilleur moyen de faire réagir les gens, même dans le Rêve. On pouvait parfois entendre dire, que les gris revedevenaient blancs ou noirs selon qui ils avaient été avant de devenir gris, parce qu'un mot plein de magie et de force avait reussi à reveiller une partie de l'esprit qui permet d'avoir conscience de pas mal de chose et qui semble dormir lorsqu'on devient des pièces grises.

Et le sujet de Noir revint sur le tapis. Elle ne pouvait pas tout dire, son esprit refusait de donner toutes les informations sous forme de mots. Mais s'il lui posait des questions plus précises elle pouvait répondre. Il n'était qu'une Card, maintenant il était libre de suivre ses conseil ou pas. C'était ça d'être une carde. On était un gris pure, on ne savait pas encore si l'on serait blanc à deux ou bien noir et seul.

« Mais… Que cherche Noir que tu n’as plus dans ce cas ? Que veut-il que toi tu ne peux lui donner ? Je suis si ignorant… »

Lujei posa sur lui son regard rouge vide de tout sentiment, et de nouveau sa main se posa sur la poitrine d'Alexandro.

-Ca.

Puis elle enleva sa main, et fit glisser le bout de ses doigts sur ses joues, en partant des yeux.

-Et puis ça aussi.

Et elle son index sur ses lèvres.

-Et cela.

Puis elle le regarda de nouveau, avec un petit sourire triste.

-Noir ne peut plus me voler mon bonheur, parce qu'il n'existe plus pour moi ici. Le Rêve me l'a enlever. Noir cherche la tristesse, l'Oubli et le Lien. Mais le Noir de la Forêt Morte cherche le Lien. Mais n'aie crainte, pour le moment, il ne peut rien te prendre...

Elle ressentit la peur naitre dans son coeur. Et elle hocha la tête. C'éait une bonne chose qu'il ait peur, même s'il ne connaissait pas encore Noir. Au moins lorsqu'il le verrait il pourrait se mefier un peu.

« Alors donne moi tous les conseils que tu as pour moi, je me souviendrais de cette rencontre encore longtemps tu sais. Après tout ce n’est pas tous les jours qu’on vient me parler aussi normalement. »

-Je t'ai dit, n'ai pas peur de tes mots, et surtout ici tu ne dois pas penser à l'Avant...sinon tu va disparaître peu à peu. Tu dois fermer les yeux et voir le monde qui t'entoure et en profiter. Mais surtout, tu ne dois pas trop t'approcher de la Forêt Morte ni du Desert vivant. C'est la que vivent les Noirs. Si tu t'en approche trop, et que tu te perds, il te prendront. Et je serais obligé de te chasser comme je le fais avec eux...

Puis soudain, elle prit conscience d'une chose. C'était la premièer fois depuis longtemps, depuis qu'elle était devenu grise, qu'elle parlait aussi facilement avec un blanc. Peu à peu ses mots devenait plus surs et moins sybillin. Mais elle n'eut pas vraiment le temps de lui dire qu'elle l'aimais plutôt bien, il y avait encore un blocage et...et il était plus rapide qu'elle pour répondre aux questions. Parce que lui il avait encore toute sa tête et son esprit ne vaganbondait pas dans tout les sens sans but précis.

« Ho je te montrerais ne t’en fais pas ! Tu vas même pouvoir profiter de mes talents tout de suite. Cette petite poupée à l’air de bien t’aimer… Que dirais-tu de la garder avec toi ? Tu serais peut-être moins seule non ? ça ne te ferait pas plaisir ? »

-Me faire...plaisir...

Elle médita cette question un petit moment, avant de lui offrir l'ombre du sourire qu'elle lui offrait depuis le début de cette discution. Puis ses yeux s'ouvrir en grand comme des soucoupes. Elle venait de comprendre qu'il lui faisait ce que l'on appelait un cadeau. A elle. A elle qui ne lui avait pourtant rien demander de plus que fairz attention à lui et a Noir.

-Je veux bien...si elle est d'accord...je crois...je crois que ça me ferait plaisir...je sais plus vraiment ce que ça fait...mais je crois...

Elle serra la petite Gaelle sur son coeur mort, qui battait si faiblement qu'on pourrait la croire mourrante. Pourtant elle était bien vivante, disons qu'elle était en état de veille.

-Je me sens bien...je..je ne suis plus toute seule...

Elle souriait calmement et elle ferma les yeux pour retenirent ses larmes. Cette idée lui faisait mal mais en même elle était très agréable. L'idée de ne plus être seule, d'avoir de nouveau quelqu'un.
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Alexandro Leonidov
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MessageSujet: Re: Fin de la réalité, il faut bien un début à tout [Libre]   Ven 22 Aoû - 14:04

Je trouvais cette fille inintéressante. C'était la première qui je me jugeais pas. C'était la première qui me voyais comme je croyais me voir au fond de moi (le regard des autres ayant finis par altérer mon jugement.) Elle était peut être étrange. C'était le style de fille un peu comme moi. Attirant le regard méprisant des autres... Il en avait été ainsi depuis que moi même j'étais arrivé ici. Je lui demandais si redevenir blanche lui ferais plaisir.

-Etre blanche de nouveau...je ne sais pas...Le bonheur, je ne sais plus ce que c'est. J'ai été Blanche, j'étais heureuse...et puis le Cauchemar m'a tout enlevé...aujourd'hui je suis grise, et c'est tout.


Je plissais doucement les yeux, tentant de comprendre. Avant de lui offrir un sourire sincère, quoi que mes yeux soient voilé de tristesse.

« Il ne faut pas grand chose pour tout perdre Lujei. Mais il faut reconstruire un jour ce qui a été détruit. C'est comme ça que ça marche. Il faut continuer à avancer je suppose. Je n'ai pas toutes les réponses, mais je vois ainsi les choses, je pense... »


-Tu ne dois pas avoir peur de tes mots ici Alexandro. Et surtout pas avec moi. Si tu mens, tu aideras noir a venir jusqu'à toi. Noir est tout ce qui est tordu. Et le mensonge est tordu. 

Je réfléchis un instant, penchant la tête. Donner vie à des poupées parlantes... C'était pas tordus ça ? Ce que mes mains créaient, c'était pas tordus ? Des poupées qui perdaient parole, dès qu'elles n'étaient pas aimés suffisamment. C'était étrange, et malsain d'après certains. Je me mordis doucement la lèvre, gêné. Je finis par verbaliser mon angoisse.

« Des poupées qui parlent c'est malsain, mes filles sont étranges, craintes. Tu pense que cela pourrait attirer Noir à moi ? Tu pense qu'il pourrait venir s'en prendre à nous ? »


Ma vie, je n'en avais cure, mon seul bonheur résultait du lien qui s'était tissé entre moi et mes créations. Moi et mes enfants. Le regard des autres ne me semblait plus aussi dur, en compagnie d'une de ces donzelles, le jugement ? Il était aussi fort que la caresse d'une plume en compagnie d'une de ces belles demoiselles. Je lui demandais ce que voulait noir, d'elle et toute expressivité disparut de ses traits. Elle posa doucement sa main sur ma poitrine, à l'endroit où, sans doute se trouvait mon cœur. Cela voulait tout dire. Elle effleura mon visage et me fit rougir doucement. Je sentais la chaleur affluer sur mes joues, donnant à ma peau couleur cadavre une teinte un peu plus humaine. Mais ça ne dura pas longtemps. Non... Si j'avais cet aspect étrange c'était sans doute pour une raison...

-Noir ne peut plus me voler mon bonheur, parce qu'il n'existe plus pour moi ici. Le Rêve me l'a enlever. Noir cherche la tristesse, l'Oubli et le Lien. Mais le Noir de la Forêt Morte cherche le Lien. Mais n'aie crainte, pour le moment, il ne peut rien te prendre...

Je hochais la tête songeur. Avant de murmurer d'une voix douce. Plus pour me rassurer moi que pour elle. Mais je ne doutais pas qu'elle m'entendrais.

« Je ferais tout pour l'empêcher de m'arracher ce que j'ai, quant à toi promet moi que tu feras tout pour l'empêcher de t'arracher ce qui te reste. »

C'était idiot comme question, c'était idiot comme promesse. Mais je ne pus m'en empêcher. Je me sentais surtout très seul, en ce monde. Tout le monde me regardais comme une bête curieuse. Les enfants se faisaient reprendre par leur parents lorsqu'ils engageaient une fois la conversation avec moi. Et c'est à cet instant, que je me rendis compte, plus que d'autre chose, que je me sentais seul comme jamais.

-Je t'ai dit, n'ai pas peur de tes mots, et surtout ici tu ne dois pas penser à l'Avant...sinon tu va disparaître peu à peu. Tu dois fermer les yeux et voir le monde qui t'entoure et en profiter. Mais surtout, tu ne dois pas trop t'approcher de la Forêt Morte ni du Desert vivant. C'est la que vivent les Noirs. Si tu t'en approche trop, et que tu te perds, il te prendront. Et je serais obligé de te chasser comme je le fais avec eux...

Je hochais doucement la tête. Avant d'avoir un sourire en coin. Ce petit sourire tordu, ce demi sourire qui montrait que dans le fond, je n'étais pas ce monstre qu'ils pensaient tous que j'étais. Que je n'étais pas cette étrangeté qui méritait que du mépris. J'étais moi.

« Je te le promet Lujei, je te promet que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour suivre tes conseils. Je serais fort. Nous le serons. »

Je laissais mon regard se poser sur la petite poupée. Elle semblait dans son propre petit monde, rayonnant de bonheur, elle se sentait aimée, choyée et c'est tout ce qui comptait. Ce bonheur si simple pour ces enfants. Il suffisait d'une caresse pour illuminer leur journée. De plus elle semblait apprécier Lujei, elle la regardais avec de grands yeux admiratifs.

-Me faire...plaisir... Je veux bien...si elle est d'accord...je crois...je crois que ça me ferait plaisir...je sais plus vraiment ce que ça fait...mais je crois...

Elle semblait se lover contre la petite poupée. Je finis par baisser les yeux vers la petite poupée, si belle, si souriante. Elle finit par comprendre et sa voix fluette se fit entendre de plus belle.

« J'aimerais rester avec elle »

Une belle preuve de franchise digne d'elle et elle seule. Ce que Lujei dit me fit tiquer.

-Je me sens bien...je..je ne suis plus toute seule...

Du bonheur, mais autre chose encore. Je finis par sourire, et par délicatement les prendre dans mes bras, toutes les deux. Elles étaient aussi froide l'une que l'autre. Je finis par me détacher de toutes les deux.

« J'espère... Qu'elle t'apportera le début de ce que tu cherche. J'espère qu'elle sera là pour toi, comme toi tu l'as été pour me rassurer et me conseiller. »
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