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 Les couleurs d'un rêve...ou d'un cauchemar...[PV Gabriel]

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Kalahan Fair
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MessageSujet: Les couleurs d'un rêve...ou d'un cauchemar...[PV Gabriel]   Mer 21 Juil - 16:20

Une colline…celle n’a pas d’yeux comme dans les cauchemars des enfants les plus imaginatifs…Cette colline à plusieurs couleurs chatoyantes qui donnerait presque envie d’être heureux. Combien de fois, est-ce que Kalahan c’était dit que le monde des rêves valait la peine qu’on soit heureux…combien de fois avait-il choisit cet endroit pour couper les liens de ceux qu’ils jugeaient « trop heureux ». Kalahan n’était pas gentil, le Roi de Trèfle, comme on le surnommait n’avait pas envie d’être gentil, ni doux avec qui que se soit aujourd’hui…Pourquoi faire d’ailleurs ? A quoi cela pouvait-il bien servir d’être gentil avec les gens ? De toutes façon, il n’y avait plus personne pour lui, ce monde n’était fait que d’un ramassis d’être tous plus focus les uns que les autres…tout comme le monde réel…c’est pour cela qu’il fallait couper…couper la joie, couper le bonheur en deux, couper les sourires à coups de couteau…tout couper…

Le Roi de Trèfle, venait de finir sa nuit –façon de parler- les nuits et les jours sur la Toile se ressemblaient et se confondaient pour lui, les mêmes personnes, les mêmes paroles…et les mêmes choses à faire. Son beau T-shirt blanc, tout tacher de sang, il l’avait laissé dans la forêt où il avait égorgé, l’Alice qui hurlait la douleur que la Mort de son Rabbit avait provoquée…Et Kalahan riait en disant qu’il était « obligé » de couper, pour la survit de ce monde…
Les souhaits de l’Araignée, la volonté des fils créés par la Rêveuse, il n’en avait cure…il voulait s’amuser, avec les couteaux et les cutters que sa folie lui offrait chaque jour. Il n’était jamais seul dans sa tête, il ne le serait sans doute jamais. Et cette douleur qui le rongeait petit à petit ?

Au fil du temps, il avait fini par lui donner un nom a cette douleur qui ne le quittait jamais, elle se nommait Myrtille. Et cette myrtille était aussi l’aliment qu’il préférait, à défaut de pouvoir aimer le divin corps de son Cely…
Cely…un fil blanc, dépourvu de vie, flottait devant ses yeux à chaque fois qu’il pensait à lui, et sa haine pour l’Araignée et la Rêveuse redoublait d’intensité à chaque fois…


-Je les couperais un jour…toutes les deux…

En disant cela, il sentit autour de lui, un infime changement dans l’air ambiant. Et bien, avait-il donc vexé cette fille qui l’avait amené ici ?!

-Douce Rêveuse…la Folie qui me gagne sera bientôt tienne…

Et Kalahan se mit à rire. A rire sans plus s’arrêter, il s’assit sur l’herbe jaune et rose avant de s’y allonger. Arrachant les brins tout en riant, il regardait le ciel aux teintes violettes au dessus de sa tête. Combien de fois l’avait-il vu, combien de fois avait-il voulu que sa passion vienne de la haut…à cette époque, l’Araignée écoutait ses prières…aujourd’hui il était une ennemie pour elle…le jour où il la verrait, s’il la voyait un jour, nul doute qu’il voudrait la découper, en petits dès et en rondelles bien fines…

Un bruit attira son attention…et Kalahan cessa de rire. Il se releva, un sourire étrange sur ses lèvres…l’air portait une lourde odeur de sucre…toutes les senteurs, dans une même odeur…d’où est-ce que venait. Devait-il couper l’odeur pour la séparer de son propriétaire ? Peut-être…


-Dis-moi…Qui es-tu ?

Kalahan semblait être un jeune homme, aussi simplet soit-il, avec un regard rouge qui était si intense qu’on aurait juré qu’il brillait d’une lueur passionnée…c’était le cas, mais une passion pour la douleur et la découpe uniquement. Qui était cet être ressemblant à un enfant ? Qui était cet être à l’odeur sucré qui s’avançait par là ?
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Gabriel Sinfangs
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MessageSujet: Re: Les couleurs d'un rêve...ou d'un cauchemar...[PV Gabriel]   Jeu 22 Juil - 22:13

Gabriel, depuis environ une semaine, était resté chez lui, dans sa maison à lui. Sa cabane, son igloo en pierre... Il ne savait pas trop comment le définir, son terrier à lui. Il n'avait jamais trop cherché à le décrire, en fait. C'était son chez lui, imprégné des souvenirs qu'il avait perdus sans trop le vouloir, ou au contraire en ne le désirant que trop, au point que l'Araignée ne coupe le fil qui reliait ses pensées à son conscient. Il n'en savait pas grand chose, et il ne voulait pas trop le savoir en fait. Il avait choisit de s'installer ici, avec ses murs en pierre qui se détachaient, ses toiles d'araignées, cette odeur de sucre qui avait imprégné jusqu'au mortier de cette baraque, et également son occupant, ces bonbons qu'il retrouvait partout, éparpillés sur le sol, en vrac sur la table de chevet, dispersés sur la table de la cuisine, tapissant son sol... Partout, des bonbons partout. Et c'était lui qui les avait tous fait.

Quoi qu'il en soit, on a beau courir les chemins, battre la campagne (la pauvre), et vendre un peu de douceur, et quelques étreintes mortelles à qui les désire, il fallait bien qu'il arrive un moment où il avait besoin de renouveler ses stocks. Il avait ainsi commencé par chercher ses ingrédients. Et apparemment , le Temps était bien luné, puisque pour le moment, il semblait que c'était la saison des fruits, et surtout des fruits rouges. Il avait trouvé des framboises, des fraises et des myrtilles à ne plus savoir quoi en faire. En fait si, il savait quoi en faire, puisqu'il en faisait des bonbons, des sucettes, et autres cochonneries délicieuses pour les papilles et la gorge, mais monstrueuses pour la ligne et les dents. La préparation totale lui avait prit quatre bons jours. A cela, il fallait enlever les trois jours que lui avait pris la collecte des ingrédients... Et aujourd'hui? Aujourd'hui, il se reposait pendant que ses petits plats cuisaient tranquillement. En fait non, pas trop. Il sculptait ses surprises. En effet, Gabriel offrait toujours un petit cadeau avec ses bonbons. Un petit cadeau qu'il faisait de ses mains, comme tout ce qu'il vendait, d'ailleurs. Et son petit cadeau, il le sculptait dans des arbres aux épices, qu'on trouvait dans la forêt traître. Ce bois avait la particularité de s'imprégner des odeurs dans lesquelles il étaient enveloppé, peu de temps après sa coupe, ainsi, ils dégageaient une odeur sucrée de bonbons en permanence, et même une fois qu'il les avait sculptés. Il y avait de tout, pour tous les goûts. Des hérissons, des poissons, des humains, des aigles... tous étaient très bien fait, avec l'habitude forcément... Mais ses préférés étaient les hirondelles... eux dégageaient une odeur de sang, et à raison. Raison qu'on ne va pas détailler ici.

Quoi qu'il en soit, armé d'un scalpel parce que le scalpel est peut être moins folklorique que le vieux canif rouillé, mais il est en tout cas plus précis, il terminait les détails de son hérisson lorsqu'un rire le tira de sa semi rêverie dans laquelle tout le monde se plonge lorsqu'on est dans une activité manuelle. Il l'écouta un moment puis, poussé par la curiosité, il finit par se lever de sa chaise et aller voir.

Aller voir le drôle de type qui sentait le sang et la folie à plein nez et qui se marrait visiblement comme un petit enfant. Un enfant aux yeux rouges, et plongé en enfance par la folie. Pourtant, il ne trouva pas de carreau rouge sur son front... Mais il aurait mit sa main à couper qu'il n'était pas une banale Card.

-Moi je suis moi, et toi, qui es tu?

Demanda t-il d'un air amusé. Il était venu comme il était, scalpel sur l'oreille histoire de savoir où il l'avait mis au retour, jean trouvé, t shirt ayant connu des jours meilleurs, et pieds nus. Comme quelqu'un qui reste chez soi sans trop de buts en définitive que flemmarder en somme.
Tout en le détaillant, il pencha la tête sur le côté. Il avait l'air amusant, celui là... Peut être qu'il jouerait avec lui, qui sait?
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Kalahan Fair
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MessageSujet: Re: Les couleurs d'un rêve...ou d'un cauchemar...[PV Gabriel]   Jeu 29 Juil - 19:37

Sucré….c’était son odeur qui l’était. Kalahan fixait le jeune homme avec un étrange sourire comme s’il avait attendu ce moment depuis longtemps. Rejetant la tete en arrière il se mit de nouveau à rire comme un enfant, avant de sourire tout simplement comme un bienheureux. Il hocha la tête comme si on lui avait posé une question que lui seul avait entendu, et qui semblait pour lui être d’une importance capitale.

Le Roi de Trèfle lui avait gentiment demandé qui il était, ce jeune homme qui troublait son repos. Enfin son repos, son moment d’hilarité intense et personnelle en fait. Mais aux yeux de Kalahan, c’était du pareil au même. Il sembla réfléchir un instant, comme s’il n’était pas sur de vouloir lui répondre…
Dire qui il était voudrait dire qu’il savait la réponse à cette question. Autrefois il était un simple Card…en arrivant dans se monde tissé de toutes pièces…aujourd’hui, il avait perdu une moitié de lui-même…il était toujours lui, mais plus entier alors pouvait-il simplement répondre comme cet enfant…

Kalahan se prit la tête entre ses mains avant de se mettre de nouveau à rire.


-Qui je suis…en voila une bonne question…

La tête pinsonnière de ses mains, ses ongles plantés dans son cuir chevelu, cette question semblait le rendre encore plus fou qu’à l’ordinaire…Pauvre araignée, regarde donc, contemple du haut de ta toile la folie de celui qui a survécu à la mort de sa moitié…a cause de toi.
Mais soudain, Kalahan lâcha sa tête, laissant redescendre ses bras le long de son corps. Son rire ne résonnait plus sur l’herbe jaune et rose de la colline des rêves…son regard rouge semblait s’être assombrit…
Et d’une voix presque éteinte, et un air de supplicier, il tourna la tête vers Gabriel…


-Je ne sais plus…qui je suis

Etait-ce possible d’oublier comme ça qui l’on était ? Lorsqu’on perd l’être le plus cher à nos yeux, il y a des chances que l’on devienne violent, fou, et partiellement amnésique…c’était le cas de Kalahan. Le monde des rêves avait des airs de réel un peu trop poussé parfois tout de même…dans un rêve on ne devient pas fou…mais dans un cauchemar ? Et bien si…
Mais Kalahan sembla penser à une chose importante pour lui, et il en oublia un instant sa folie, qui disparu peu à peu pou permettre à son sourire de revenir peu à peu.


-Dites « moi »…aimez-vous les myrtilles ?

Question totalement inutile au premier abord…mais Kalahan tissait sa propre toile comme ça…un fil invisible mais aussi empoisonné, qui lui permettait de tracer une route que lui seule pouvait voir, jusqu’à ses victimes…et le premier fil était tissé ainsi, sur la façon qu’avait les autres de répondre à cette banale question…Dis comme ça, cela semblait maintenant être un bourreau qui demandait ses dernière volonté à celui à qui il couperait, non pas la tête, mais plein d’autres choses diverses et variées…

Et le tout dit, avec un sourire enfantin, qui n’avait plus l’ombre d’une folie, même si ses yeux démentaient tout cela, pa la lueur rougeâtre qui brillait au fond d’eux.
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Gabriel Sinfangs
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MessageSujet: Re: Les couleurs d'un rêve...ou d'un cauchemar...[PV Gabriel]   Ven 30 Juil - 21:06

Il y a des gens qu'on ressent facilement. Pas parce qu'ils sont trop faibles, bien au contraire. Il y a des gens ainsi qui ont une présence si forte, si écrasante qu'on les devine d'un coup d'œil, pour peu qu'on accepte de les regarder franchement, et pas de les survoler du regard sans même essayer de voir leur esprit et la couleur de leur cœur. Oui, pour Gabriel, une personne ne se définissait pas comme un être, des mots et des explications, mais plutôt comme une couleur et une texture, plus ou moins dense, plus ou moins douce, et ainsi un mélange de sensations qui au final donnaient une impression d'ensemble, inexplicable, et pourtant facilement décryptable une fois que l'identification était faite. Et Gabriel adorait chercher dans le cœur des gens... C'était un jeu tellement passionnant! Les dépouiller de leurs mensonges, de leurs filtres inutiles, et enfin les contempler à nu, totalement désarmés, et ensuite peut être s'amuser à en altérer la couleur jusqu'à ce qu'elle devienne blanche. D'un blanc pur, vide. Si vide, si belle, si douloureuse. Il y avait des couleurs comme ca qu'il n'aimait pas. Les couleurs trop roses, surtout. Lorsqu'il les voyait, il ressentait le besoin de les colorer de pourpre et de noir, lentement, inexorablement. Le rose le dérangeait, il l'agacait. Le jaune aussi. Trop brillant, trop pur encore.

Mais cet inconnu l'amusait encore plus, parce qu'il n'arrivait pas encore à lui trouver de couleur... Trop instable, trop profonde peut être aussi... Ou bien tout simplement changeante. Fou? Pourquoi pas? Quelle chose intéressante. Gabriel adorait les fous aussi. Ils étaient si amusants à observer se débattre avec ce qui leur restait encore de raison! Et lui alors, qu'est ce qu'il était? Lui, et bien il était lui, et c'était tout. Juste un vendeur de sucreries.
Mais son rire le conforta encore dans sa déduction. Il était fou, totalement et irrémédiablement fou. Mais en même temps, il le trouvait très amusant. Il semblait qu'il n'avait pas de cœur à son épaule... Mais à son poignet, il y avait un trèfle. Un Hatter? Son sourire s'agrandit encore. Un compagnon de jeu!

-Si tu ne le sais pas, c'est que tu l'a oublié, c'est tout

Lui aussi, il s'était oublié lui même. Il avait oublié la moitié de son âme, en même temps qu'il avait oublié la personne qui était morte, qui avait partagé sa vie, son cœur et son esprit. Des regrets? Pour quoi faire? Cette douleur qui lui arrachait la poitrine était si amusante... Un souvenir sans visage qui vous torture jour après jour. Un compagnon de jeu qui s'apprivoise avec du sang et des larmes.
Et là, subitement, sans prévenir et avec un sourire, il lui tendit une sucette.

-Tiens, "Toi", cadeau de la maison!

Parce que l'oubli se combat à coup de sucre, de chaleur et de douceur, et parce que Gabriel en étant à tester une nouvelle recette, et qu'il fallait donc des gens pour tester sa trouvaille. Qu'est ce que c'était donc comme parfum? Arsenic, mort au rat, cyanure... Non, en fait, c'étaient des boutons de roses qui avaient servit comme parfum premier... D'ailleurs, chaque sucette en contenait un, enfermé dans le sucre, et qui croquait délicieusement sous la dent une fois qu'il avait été atteint. Pardon? C'est pas aphrodisiaque les boutons de rose? Oui, peut être, qui sait? Et alors, d'ailleurs? Ca plaît toujours, ce genre de choses, étrangement.

Il pencha la tête sur le côté, observant son changement d'attitude avec un sourire amusé, qui devenait assez carnassier maintenant. Quand c'était pas l'un, c'était l'autre il fallait croire. Comme les vases communicants. Son sourire ne disparut pas alors qu'il s'asseyait en tailleur en face de lui. A deux mètres de lui à peu près. Pas trop loin pour ne pas avoir à crier, mais suffisamment éloigné pour préserver son espace vital.

-Les myrtilles? J'adore ca!

Pas que les myrtilles d'ailleurs. Tous les fruits rouges, sauf peut être les groseilles, mis à part en gâteux ou en sucreries. Naturellement, elles étaient trop acides. Mais dans tous les cas, il les adorait réellement. Son sourire s'agrandit, devenant aussi sucré que les péchés qu'il vendait à longueur de journée.

-D'ailleurs, j'ai pas mal de bonbons qui ont ce goût là, si tu veux ^^

Oui, il faut bien savoir faire un peu de publicité de temps à autres, histoire de ne pas perdre la main, et surtout ne jamais rater un client potentiel. Lui même sortit de sa poche un arlequin, qu'il commença alors à manger, mordiller, sucoter, bref, déguster. Les bonbons et Gabriel, c'était une grande histoire d'amour. Une histoire qui avait commencé avec son Oubli, ou du moins son réveil.

-Alors, "Toi", tu fais quoi de beau dans les Plaines du Rêve?

Ce n'est pas que c'est un lieu assez "vide" malgré ses armées de papillons et de lucioles, mais presque en fait. Un lieu aussi vide que les rêves qui habitaient tous ces rêveurs enfermés dans la toile de leur existence.
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Kalahan Fair
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MessageSujet: Re: Les couleurs d'un rêve...ou d'un cauchemar...[PV Gabriel]   Sam 11 Sep - 22:37

Le regard de Kalahan c’était posé sur Gabriel depuis quelques minutes déjà, et il souriait gentiment à cet être qui pour le moment lui ressemblait un peu. D’ordinaire il aimait observer les gens, jusqu’à les mettre mal à l’aise, mais là, il sortait tout juste d’un moment de folie profonde, donc il avait du mal à mettre de l’ordre dans sa caboche de déluré. Mais lorsqu’il y parvint enfin un peu, son regard se posa sur le visage de Gabriel. Il semblait jeune, mais peut-être était-ce comme lui un caprice du rêve visant à ce que les gens ne connaissent pas l’horreur qu’était la vieillesse…pas encore…sur son front il y avait une marque, mais ses cheveux la cachait, donc il ne parvenait pas à voir la forme…mais si ses souvenirs ne lui faisaient pas défauts, il n’y avait qu’une seule sorte de personne dans ce monde à avoir une marque à cet endroit là ! C’était les…

Kalahan haussa les épaules, comme si de nouveau il répondait à une question qu’un courant d’air lui posait. Un nouveau sourire, et il se fit plus grand lorsque le vendeur de sucreries le regarda d’un air heureux avant de déclarer que s’il ne le savait pas c’était qu’il l’avait oublié. Ce n’était pas fax, c’était aussi bizarre ! Voila que Toi et Moi se rapprochait doucement jusqu’à ce qu’il n’y est entre eux plus qu’une distance de pure sécurité…il faut toujours être prudent même dans un rêve, surtout dans un rêve !

Le Roi de Trèfle, hocha la tête dans un entendu, en portant son doigt à ses lèvre, commençant à se mordre doucement le doigt, à défaut d’avoir quelque chose à ronger. Kalahan n’était pas un Hatter mais le Roi et le tout premier des Hares…mais ça aussi c’était un détail à ne pas communiquer, pour le moment…qui sait si ce n’était pas un espion à la botte de cette ignoble rêveuse que Kal ne voulait que découper en morceau, si petit qu’il serait impossible de les recoller ensuite !
Pourtant voila que notre Hare national, notre fou inconditionnel, était sortie de ses pensées par un geste qui le prit un peu au dépourvu. Kal fixa la sucette, puis la main qui tenait la sucette, avant de suivre des yeux le bras, l’épaule, et de poser ses yeux sur le visage de celui qui lui offrait ceci. Il restait un instant comme ça à la regarder, puis tandis la main, dans laquelle Gabriel déposa la sucrerie, avec ce même sourire…jamais il ne le laissait disparaitre, même un peu. Brave petit !

-Merci…

C’était le genre de mot, qui manquait de sombrer dans l’oubli avec son nom…mais comme tout le temps il s’en souvenait juste à temps. Il porta la sucette au niveau de son visage, ouvrant grand ses narines pour en capter l’odeur. Une odeur de sucre rien de plus…pour Kalahan en tout, c’est tout ce qu’il sentait. Mais qu’était-ce cette ombre que l’on voyait au centre de la sucrerie ?

-Qu’est-ce comme sucrerie ?

Non, non Kalahan n’était pas de ses gens qui parle de manière recherché et hautaine…pas du tout ! Juste que lorsqu’il était intrigué, il semblait habité de plusieurs personnalités qui se disputait le droit de parler…mais je vous rassure, Kal n’en a que deux : celle des bons jours et celle des mauvais jours !

Puis tout posant le bonbon près de ses lèvres, et en léchant le suce qui emprisonnait la drôle de silhouette à l’intérieur, Kalahan lui avait demandé, d’un air calme et détaché, tout sourire de nouveau présent, s’il aimait les myrtilles !


-Les myrtilles? J'adore ca!

A un sourire ou répond par un rire et des claquements de mains jouissifs non ? Et bien même si ce n’est pas le cas, sucette tenue entre ses dents, il claque des mains, comme pour applaudir un numéro parfait ! Il semblait ravi d’entendre que ce jeune être en face de lui aimait les myrtilles !

-D'ailleurs, j'ai pas mal de bonbons qui ont ce goût là, si tu veux ^^

Le regard de Kal ne devint brillant, ni même rayonnant, mais un artifice de bonheur se mit à pleuvoir de ses yeux ! Ouais, enfin, c’est une façon de parler hein ! On est dans un rêve, mais il ne faut pas pousser trop loin le petit bouchon non plus hein !

-Oh oui ! Pour tout de dire…c’est le seul parfum qui trouve grâce à mon gout…

Il joua deux seconde avec le bâton de la sucette qu’il avait dans bouche, en souriant :

-Celui-ci est très bon, mais ne vaut pas la myrtille…un peu fade je trouve…

Et alors, il avait été choisi pour être un testeur non ? Et si cela pouvait faire plaisir à Gabriel, Kalahan pouvait engloutir autant de sucrerie qu’il le voulait…d moment qu’il n’y avait pas de citrouille dedans et qu’il avait droit à sa myrtille ensuite !

Le Roi de Trèfle, haussa doucement les épaules, et arracha de nouveau quelques brin d’herbe rose, qui devinrent jaunes, puis gris, et tombèrent en poussière avant de repousser comme si de rien était.

-Je venais penser à ce qui n’était plus tout en étant encore…a ce que j’ai perdu avant même de l’avoir posséder…a ce que je désire faire avant d’ouvrir les yeux…ou de les fermer definitivement…

C’était assez bizarre comme réponse, mais c’était dit d’un air léger comme s’il lui contait une histoire pour enfant. Puis tout en suçotant la sucette au bouton de rose, il rajouta :

-Mon nom c’est Kalahan…à toi je le dis…parce que tes bonbon sont délicieux…

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Gabriel Sinfangs
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MessageSujet: Re: Les couleurs d'un rêve...ou d'un cauchemar...[PV Gabriel]   Jeu 23 Sep - 19:12

L'Etranger est amusant. Les sourires de l'Etranger le sont aussi, parce qu'ils 'ont aucune raison d'être. Il lui arrive aussi souvent de sourire ans raisons. Ou bien de sourire parce qu'un nuage est amusant, qu'un ange est passé, ou simplement parce que le Rêve de l'Endormie a changé de nature. Les sourires sont rassurants. Enfin, parait il. Pour beaucoup croisant ceux de Kalahan, ils peuvent comprendre que non. Les sourires de Gabriel non plus ne sont pas plus rassurants. Mais si ceux de Kalahan sentent le danger, ceux du brun en revanche puent la folie d'un être qui n'a plus aucune racine, aucune fondation. Un fou. Un fou sans espoir. Et même pas. Un fou qui a oublié ce qu'est l'espoir, le désespoir, la folie ou l'ennui. Un enfant qui a apprit à tuer pour jouer.

Constatant qu'il se mangeait le doigt, il le lui leva doucement, mais fermement e la bouche.

-Si t'as envie de manger quelque chose, mord quelqu'un. Ca serait con que tu t'abîmes.

Que voulez vous, lorsque la logique absolue parle, il serait triste de la faire taire. Gabriel, par exemple, avait autrefois le réflexe de s'enfoncer les ongles dans le bras lorsqu'il était nerveux, ou simplement énervé. Mais maintenant, il a comprit que son action était vaine! Lorsque ca ne va pas ou qu'il est nerveux, il enfonce ses ongles dans le visage des autres!! C'est mieux, plus simple, sans douleur, et ca faisait pas mal de bien. Je vous l'ai dit! C'est la sollution à tous les maux! Faire souffrir les autres au lieu de souffrir soi-même!

-De rieeeeeen!

Lâcha t-il alors d'un air enjoué. Ben quoi, bien sûr que Gabriel était bien élevé. Lorsqu'on lui disait merci, il répondait, LUI. Et puis, son enjouement était légitime. Il avait trouvé quelqu'un pour tester ses bonbons. En effet, Gabriel les goûtait lorsqu'il n'avait pas le choix, ses intentions, mais justement, à force de prendre sucré sur sucré, son palais y était à présent à moitié immunisé, et du coup, il ne sentait les choses qu'à moitié lorsqu'il y avait de fortes doses de sucre dans l'histoire.

Il ne put s'empêcher d'éclater d'un rire amusé (notons qu'il n'avait pas cherché à le retenir, son rire) en constatant son air pour le moins réservé vis à vis de son bonbon.

-Une sucette. Et une "surprise" cristallisée dans du sucre.

Encore une fois, il se mit à rire. Il trouvait l'exubérante joie de son vis à vis parfaitement amusante, intéressante également. Finalement, il se mit à faire la moue, et secouer la tête, comme un gamin qui s'apprête à expliquer à un adulte toute une thèse de métaphysique avancée.

-C'est pas bien. Il faut goûter à tous les plaisirs, sinon on risque d'être écoeuré par ce qu'on aime le plus.

Et de son point de vue, cette affirmation ne s'appliquait pas qu'aux bonbons. Quand on vous dit que la confiserie, c'est la vie, que le toblerone est puissant, et que Jasminelle est la déesse, il faut nous croire!

Il écouta sa réponse en penchant la tête sur le côté. Que de choses complexe en une seule activité, décidément!!

-Alors mange un bonbon! ^^

Dans la tête du brun, les bonbons étaient la solution à tous les problèmes. Sauf à l'oubli et au besoin de tuer. Ils donnaient simplement la cible pour assouvir ce besoin, représentée par une hirondelle à l'odeur de sang, sculptée avec douceur et éclats de rires empreints de folie.
Il inclina sa tête dans sa direction en portant un arlequin à sa bouche.

-Je me nomme Gabriel, ravi de faire ta connaissance. Dis, tu sais faire les charlottes aux fruits rouges?

Mais pourquoi donc cette question? Mais parce que les charlottes, c'est la vie, pardi! Et parce qu'il a envie d'en manger une. Et que c'est toujours meilleur lorsque c'est pas toi qui les prépare et que t'as plus que les pieds à mettre sous la table.
Il rejeta la tête en arrière, sourit d'un air extatique, puis se laissa tomber dans l'herbe, suçant toujours son bonbon.

-J'aime cette journée! Si ca se trouve, on erra un ange passer ce soir:! Ils passent de temps en temps, surtout lorsque la Rêveuse est d'humeur folâtre. Lorsqu'elle est énervée, il pleut pendant des semaines sur les plaines. J'aime beaucoup la pluie! Elle sent bon! Et toi, tu l'aime la pluie? Ou tu préfères le soleil?

Pourquoi il se mettait subitement à parler et l'assaillir de questions? Mais qu'est ce que j'en sais moi?! Vous avez essayé de vous promener dans sa tête, vous?
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Kalahan Fair
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MessageSujet: Re: Les couleurs d'un rêve...ou d'un cauchemar...[PV Gabriel]   Jeu 21 Oct - 10:53

Si pour Gabriel ce sont les sourires du Roi de Trèfle qui sont amusant, pour Kalahan ce sont ses mots. Oui les mots de cet inconnus, porté ou non par le vent...les mots qui se decoupent, ceux qui se collent, ceux qui se disent en chuchotant, ceux qui se cris parce qu'on a peur...et ceux que l'on dit juste comme ça, parce qu'il faut les dire ou parce qu'on en a envie. Kalahan ignore si le jeune en face de lui est sérieux, s'il se moque de lui ou bien si c'est un conseil à suivre. Il s'en moque. S'il veut se bouffer les doigts jusqu'ç l'os c'est son problème pas celui de Gabriel.
Mais aussi bizarre que cela puisse paraitre, Kal sorti les doigts de sa bouche, les lecha doucement, puis jeta un oeil autour de lui.


-Tu es le seul être à mordre dans les environs...ce serait con aussi tu ne crois pas?

Question rhétorique ou bien question réelle? Qui pourrait le dire? C'est deux là étaient complétement décalé. Ils étaient fous. L'un l'était parce que c'est tout ce qu'il lui restait, l'autre l'était...et ne le savait même pas...ni pourquoi ni comment il ne savait plus rien d'autre que son nom...
Alors Kalahan attrappa le poignet de Gabriel et le porta à ses lèvres...puis le laissa retomber avec une lueur dans le regard.


-Non...pas toi...

Il voulait gouter quelqu'un qui n'avait pas le gout de la folie, il voulait une douceur sucrée, qui vient à peine d'éclore...vous savez ces liens absurde qui lit une Alice à un Rabbit...voilà, c'était celà qu'il voulait...Gabriel...il ne pourrait pas le briser...alors ce n'était pas drôle. Ce n'était pas attirant. Oh il pourrait le faire quand même...mais ce serait moins drôle.

Tant d'enthousiasme pour un simple merci...c'était un peu abusé non? Non...lorsqu'on est fou, il n'y a plus beaucoup de demi-mesure dans notre esprit. C'était tout ou rien...bien peu souvent il ne restait que des "pas grand chose" ou des "très peu". Tout cela ne rime à rien c'est vrai...mais c'est la conversion de ceux qui n'ont plus grand chose dans leur tête pour reflechir en gardant les pieds sur Terre. L'un était en extase parce qu'il trouvé quelqu'un pour servir de "gouteur" et l'autre restait figé en fixant le bonbon dans les yeux. Oui, oui un bonbon ça a des yeux, une bouche, un nez! Un regard pour voir qui va le bouffer, un nez pour renifler celui qui va le bouffer -on sait jamais, imaginé que le mangeur pue de la bouche...alors le bonbon va pleurer et refuser d'être bouffer tout en se servant de sa bouche pour faire au mangeur et ainsi pouvoir s'enfuir!
ça c'était la théorie de Kal...aussi absurde et bizarre soit-elle.

Alors vous imaginez sa tête lorsque Gabriel lui dit que sa sucette conetenait une surprise cristalisée. Kal, approcha la sucette de ses yeux, et chercha la tête carnivore enfermé dedans. Mais il l'avait deja dans la bouche la seconde d'après tout en applaudissant les goûts de Gabriel, comme un gamin de quatre ans. Qui sait il n'avait peut-être que quatre ans ce garçon qui en faisait la vingtaine. qui pouvait dire quel âge il avait dans un rêve aussi changeant que la météo? Personne...personne à part la Rêveuse!


-Non...même si je goute les autres goûts semble fade...

Une lueur folle gagna son regard et retroussa ses lèvres dans un drôle de rictus.

-On ne peut pas être écoeuré d'une chose qu'on aime...parce que l'amour du gout...(Amora va me faire un procès....) n'existe pas...ou s'il existe il faut le decouper en tout petit morceaux!

Il dit cela, puis il éclata de rire, qui une demi-minute après disparu même de l'air...pas d'éccho, comme si Kalahan pouvait contrôler même les éccho de sa voix! Il suçota le bonbon de gabriel, ou plutôt sa sucette en donnant l'air d'être en pleine reflexion. Mais en fait il avait l'esprit vide, il ne pensait à rien, ne reflechissait pas.

Il tourna la tête vers le brun, tout en donnant des coup de langue sur la sucette, comme un gamin l'aurait fait sur une glace à la vanille en train de fondre sous la chaleur. Pour cerctains, manger une sucette comme était un acte de pure perversion...Kal n'en avait absolument pas confiance. C'était le genre de chose que la Reveuse lui avait arraché en lui arrachant autre chose...mais il ne pourrait jamais dire quoi...pas aujourd'hui en tout cas.


-Enchanté Gabriel!

Le faiseur de bonbons avaient un nom! Chouette alors! Il reflechis à sa question, puis plongea ses yeux dans les siens.

-Oui je sais les faire...pas toi?

Comme si ça lui paraissait étrange qu'un confiseur de sache pas faire de charlottes aux fruits! Qu'ils soient rouges ou pas...une charlotte c'était facile à faire! Enfin pour lui...
Il se souvenait la recette écrite sur un papier avec une écriture qui n'était pas la sienne...mais il avait oublié a qui elle était. Et cela lui arracha un nouvel éclat de rire bizarre, comme celui qui le secouait lorsque Gabriel était arrivé. Kalahan était fou...et cela le faisait rire! Il aimait sa folie plus que n'importe quoi d'autre.


-J'aime cette journée! Si ca se trouve, on erra un ange passer ce soir:! Ils passent de temps en temps, surtout lorsque la Rêveuse est d'humeur folâtre. Lorsqu'elle est énervée, il pleut pendant des semaines sur les plaines. J'aime beaucoup la pluie! Elle sent bon! Et toi, tu l'aime la pluie? Ou tu préfères le soleil?

Kalahan cessa de rire et leva la tête vers le Ciel.

-Je déteste les anges...J'aime les jours où il pleut parce que la rêveuse n'est pas de bonne humeur, j'aime les jours d'orage lorsque la foudre s'abbat sur des maisons, des gens, des arbres, parce que je sais qu'il y a une chose qui déplait à cette enfant endormie...et j'espère souvent être celui qui la met en rage...

Puis de nouveau il éclata de rire. Kalahan s'en moquait bien de la pluie, du beau temps ou de quoi que soit d'autre. Du moment que la réveuse était mal, il pouvait neiger, faire du vent, pleuvoir...Kalahan était le plus heureux des hommes à ce moment là.
Souvent lorsque la foudre tombait, on pouvait le voir sautiller dehors torse nu, les yeux aux ciel en chantonnant "reveuse tu doooors...attention attention à la Mort"
Ca ne voulait dire quelque chose que pour lui. Mais savait que cette phrase parvenait aux moins aux oreilles de l'araignée...et celui ne le rejouissait que plus!

Puis Kalahan se tourna vers Gabriel, se plaçant presque au dessus de lui, et d'un geste il souleva sa mèche de cheveux sur son front. avant de sourire. Il embrassa cette marque rouge sur le beau visage de Gabriel et laissa retombé à coté de lui en riant. Il leva les bras au ciel, et continua a rire comme un perdu. Puis il croqua le bonbon, en cessant de rire, avec un sourire dangereux sur le visage. Kalahan ne restait jamais souvent avec le même caractère...c'était moins épuisant d'en changer tout le temps...pour lui en tout cas.

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MessageSujet: Re: Les couleurs d'un rêve...ou d'un cauchemar...[PV Gabriel]   Jeu 21 Oct - 19:50

Le brun un peu toqué hocha la tête d’un air satisfait en constatant qu’il arrêtait de prendre ses doigts pour des chewing gums particulièrement appétissants. Au moins, il avait effectué un pas en avant dans le monde merveilleux de l’intelligent et du formateur. Oui, j’avoue, on était encore à des années lumière de l’illumination, mais tout de même, on travaillait à un meilleur rendement. Mais ce n’était pas de la faute de Gabriel. Déjà, il devrait essayer de retrouver ses souvenirs, et sa santé mentale au passage, pourquoi pas, et tout de suite tout irait mieux à nouveau, étrangement. Il pencha la tête sur le côté en fronçant les sourcils d’un air parfaitement, et profondément concentré. Alors… Comment faire dans ce cas là, hein ?

-Non, c’est pas con. Si je suis le seul dans les parages, alors il faut que tu me mordes !

Ca y était, il l’avait trouvée, sa solution imparable ! Le masochisme !! Et en fait, même pas. Il n’avait tout simplement pas prit conscience du fait qu’il était en train de demander à quelqu’un, volontairement s’entend, de lui ronger le doigt jusqu’à l’os. Dans sa tête, l’assimilation ne s’était pas faite jusqu’au bout, et comme il le faudrait. Disons que l’excès de sucre avait fini par provoquer des barrages dans certaines zones de son cerveau, et notamment celles affiliées à la logique.

Au moins, le petit élève Kalahan semblait être studieux, puisque le brave petit avait porté son poignet à sa bouche… Mais finalement non. Il n’allait pas le mordre. En même temps, le petit Gabriel cessa de tenir le manche de Mary, la petite chérie qui lui servait de couteau, et serrer et desserrer doucement le manche avec la même douceur et fréquence qu’un chat qui pétrit une surface, de préférence humaine et soumises aux lois de la douleur, en cas de sensation de bien être, ou de préparation au bien être. Pourquoi cela ? Parce que si on le mord, ca fait mal, et s’il lui fait mal, alors il n’avait plus qu’à l’ouvrir par le milieu et le torturer lentement. C’est un peu contradictoire étant donné que c’est lui qui lui a ordonné de le mordre ? Qui vous dit que dans le fond, il ne l’avait pas fait exprès ? Personne. Ni moi. Ce n’est pas une hirondelle qu’il aurait du être, c’est une girouette.

-Si ce n’est pas moi, alors tu ne me mordra pas !

Il aurait peut être du se sentir vexé, se dire qu’il avait lui aussi le droit d’être dévoré vivant, parce qu’il avait autant de goût que certains chanceux, mais son métier lui avait apprit que les goûts et les couleurs ne se discutent pas, pas plus qu’ils ne se choisissent. Ouvert d’esprit avec ca, si ce n’est pas magnifique.

En parlant de goûts, le brun fronca les sourcils en se mordillant pensivement la tête. Cette exclusivité gustative n’était décidément pas tolérable. Il allait falloir la modifier, et pas plus tard que maintenant !

-Il parait que le palais a besoin de goûter sept fois un aliment pour s’y accoutumer. Alors si tu oûte encore un peu plus tard, peut être que ca aura plus de goût que pour le moment

Non, je vous rassure, vous n’êtes pas les seuls à vous dire qu’il manque une petite partie dans son argumentaire. Mais c’est pas grave. On l’aime comme il est, le petit gars, et si on l’aime pas, c’est pas grave, parce que lui, il n’en a strictement rien à faire.

Le petit Gabriel resta à méditer sur sa puissante et profonde phrase qu’il n’avait pas totalement comprit. Et pour essayer de faire changer ca, il avait alors commencé un véritable travail d’orfèvre de traduction lente et poussée, de décortication d’information, et de commentaire textuel. (Nous notons par la présente que la joueuse se voit traumatisée par ses cours) Mais bon, il n’avait quand même pas tout comprit. Pas grave, dans le fond. Lui, il sait que le goût, c’est ce qui fait tourner sa boutique, et que tant qu’il y a du goût, il a des clients. Et puisqu’il en a plein, il y en a encore. C’est tout ce qu’il a besoin de savoir.

Encore un sourire en tranche de courge illumina ses traits. Il savait les faire !!

-C’est super !! Tu m’en fera une, dis ? Non, pas une, plein, plein, plein ! Et je te donnerais plein de sucettes à la myrtille en échange !

Sous le coup de la joie, et de l’émotion, il s’était mis à battre des mains, les agiter et les faire danser pour appuyer ses propos, un peu comme les enfants font, ou les italiens. Mais puisqu’il n’y a pas d’Italie sur la Toile… Il hocha la tête

-Oui, mais les tiennes sont meilleures !!

Pourquoi il disait qu’elles étaient meilleures alors qu’il n’en avait encore jamais goûté, ca… Les miracles du pays des rêves sans doute. Et puis, l’herbe est toujours plus verte dans le jardin du voisin, alors il se trouve que la charlotte aux fruits rouges est toujours meilleure dans le frigo de son prochain, pas de jaloux ! Mais voilà déjà que l’esprit un peu dérangé du brun avait décidé d’embrayer sur autre chose. Les sucettes ? Les charlottes ? Non, les anges. Logique absolue, vous dis-je.

Il fronça les sourcils en réfléchissant sur ce qu’il venait de lui dire.

-Les anges, ils sont gentils. En fait, non. Ils sont comme Naày. Ils font semblant d’être ce qu’ils ne sont qu’en partie.

Et d’où il la connaissait, la Naày ? Et bien c’était une de ses clientes. Sa meilleure cliente qui plus est. Une cliente qui vous saute au cou en criant de joie à chaque fois qu’elle vous voit, si c’est pas beau.

Il le regarda faire d’un air un peu surpris, avant de se remettre à sourire. Il ne savait pas pourquoi il l’avait fait, mais puisqu’il aimait bien les bisous, et bien ca ne le dérangeait pas du tout. Et il lui souriait même, parce que les bisous, ca fait sourire et sourire de remerciement. Il se tourna légèrement sur le côté, avant de tenter ce qui, depuis tout à l’heure, le tentait assez. Que fit il ? Et bien il se mit à le chatouiller, bien sûr ! Que pouvait il faire d’autre ? Au bout d’un moment, il s’interrompit sans raisons apparente, et se mit à sourire deux fois plus fort.

-Si tu aimes la pluie, on peut la faire tomber si tu veux !

Et il comptait faire ca comment ? Ah ah, secret ! C’est pas drôle si on révèle tout d’un coup. Disons simplement qu’il pouvait lutter avec ses propres armes. Il se redressa en position assise en portant à ses lèvres une de ses propres sucettes. Goût myrtille celle là. Il se tapota quelques secondes la joue, toujours perdu dans ses pensées et ses calculs.

-Avec un peu de chocolat, de pin et de sel…

Mais que faisait-il donc ? Il préparait un empoisonnement ? Même pas. Ou pas. Qui sait ?
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MessageSujet: Re: Les couleurs d'un rêve...ou d'un cauchemar...[PV Gabriel]   Ven 22 Oct - 13:16

Non mais le pire c'est qu'il pensait vraiment que Kalahan allait le bouffer? Ouais il y en a qui sont tordus quand même et pas que dans leurs têtes! Quoique Kalahan n'était pas sain d'esprit tout le monde le savait ça...Et ce n'était pas que l'envie de ronger la chair de Gabriel ne soit pas tentante mais, il n'était pas dupe. Et même si cette idée le tentait, il n'avait pas envie de se faire ouvrir en deux. Il sentait la tension de son corps, et ses yeux avait glissé vers l'autre mains qui tenait le couteau. Kalahan, comme beaucoup d'autres, étaient increvable ici, au grand dam de la rêveuse, qui pourtant déployait souvent des trésors d'imagination, juste pour le torturer et lui faire passer l'envie de la défier. Mais ça ne marchait bien au contraire.
Kalahan aimait souffrir, lorsque c'était la douleur qui réduisait en miette son coeur et son esprit, le faisait rire comme un perdu, jusqu'à ce qu'il se taise et fixe le ciel comme s'il venait de mourir, avant de se mettre à rire encore...mais il ne voulait que Gabriel l'ouvre en deux juste parce qu'il disait de faire un truc et que son esprit croyait ça comme une menace si on s'exécutait!

Puis tout le monde se lâcha le sourire au lèvres, parce que les bonbons c'est un remède à bien des maux. Mais Gaby n'était pas content que Kalahan n'aime que la myrtille, cela ne lui plaisait pas du tout, mais alors pas du tout! Il se lança dans une leçon philosophique, pour expliquer pourquoi Kal devait gouter à tout. Le roi de Trèfle l'écouta attentivement, en hochant la tête, avant de hausser les épaules. En fait il s'en moquait un peu que c'est gouts ne plaisent pas à Gabriel.

-On verra...les fruits rouges suffisent à mon bonheur...on verra plus tard ce que je ferrais de ma langue, et des autres gouts...

Faire changer Kal de gouts, c'était comme tenter de lui faire comprendre qu'il avait tort en détestant la rêveuse, de lui dire « j'aime la Rêveuse »...jamais il ne le ferais, et il risquait de tuer la personne qui voulait lui faire comprendre son tort. Il y a des choses que l'on ne change pas, et les goûts et les couleurs, généralement ne se discutent pas.

Gabriel sourit après qu'il eut répondu qu'il savait faire les charlottes et pas un tout petit sourire non, un sourire en demi-lune, digne du chat de Cheshire lui-même! Kalahan le fixa en plissant les yeux, en essayant de prévoir ce qu'il allait bien pouvoir lui sortir cette fois, puis se détendit, il s'en moquait de ce qu'il pouvait bien lui dire, du moment qu'il n'y avait pas la Rêveuse là-dedans!

"C’est super !! Tu m’en fera une, dis ? Non, pas une, plein, plein, plein ! Et je te donnerais plein de sucettes à la myrtille en échange !"

Kal, se tourna le coté, prenant appuis sur son bras, et s'il avait été nu, il aurait eu la posture de l'Apollon. Mais ce n'était pas le cas, il ne comptait pas ressembler à ça de toute façon! Il plongea son regard dans ce celui de Gabriel, qui sautillait sur ses fesses, en claquant des mains, comme lui peu de temps auparavant.

-Si ça te fais tant plaisir que ça, alors oui...j'en t'en ferais...

Il ne précisa pas s'il lui en ferait, une, deux, douze, cinquante!

-Mais il faudra venir chez moi...finit-il en murmurant presque.

Et c'était sans la plus grosse partie de boulot, atteindre le fond de la forêt traite où se dressait son cottage...qui vu de dehors donnait toute sorte d'impression sauf celui d'être accueillant. Et ça en décourageait plus d'un, persuadé qu'il entrait la dedans il n'en ressortirait jamais, parce que la maison elle-même semblait prête à vous dévorer! Mais ça, c'était une surprise!

"Les anges, ils sont gentils. En fait, non. Ils sont comme Naày. Ils font semblant d’être ce qu’ils ne sont qu’en partie"

Kalahan fronça les sourcils et poussa un grognement typique d'un animal sous le coup de rage. Son regard vira au noir, plus profond que les abysses, et l'animosité qui les habitaient n'avait rien, mais alors rien du tout de rassurant vous pouvez me croire. « Naày » ce simple mot, ou plutôt ce nom seul suffisait à lui faire péter un câble en bonne et due forme. Pourquoi? Parce que Cely, avant de disparaître avait dit « Naày, ne veut plus que je vive ». Et c'était une phrase qui tournait en boucle dans sa tête lorsqu'il parvenait à mettre la main sur un bout de sa mémoire dans son océan de folie noire.

-Ne me...parle pas d'elle...

Le bâton de la sucette qu'il mastiquait lui entailla doucement la langue, le ramenant sur terre tandis qu'il goutait goutte à goutte son propre sang. Le sang qui avait chasser de son esprit le nom que Gabriel avait prononcé. C'était mieux ainsi, il ne fallait pas énerver Kalahan, pas lorsqu'il aussi instable qu'en ce moment...c'était dangereux, même pour un Cheshire comme l'était Gabriel, comme lui avait dit clairement le signe qu'il avait sur le front. Et qu'il avait embrasser d'ailleurs.
Gabriel avait choisit pour se vengé de le chatouiller, et il se trouve que Kalahan, comme sa créatrice était dans un de ses moments sensible. Alors il se mit à rire, les larmes lui montant aux yeux, tandis qu'il suppliait Gabriel d'arrêter.

"Si tu aimes la pluie, on peut la faire tomber si tu veux !"

-Oh oui, fait tomber la pluie pour moi Gabriel...

Il disait cela comme s'il venait de courir un marathon, parce qu'il était épuisé, d'avoir tant rit. Puis il fixa la sucette que Gabriel tapotait contre sa joue, comme si la couleur violette translucide, lui avait déjà mis l'eau à la bouche. Il mit à quatre pattes, tandis que le brus récitait une recette, et attrapa la sucette entre ses dents en tirant doucement, pour la voler des mains de Gabriel et la gober. Ses yeux se remplir d'étoile et à cet instant, il eut l'air d'avoir réellement vingt ans, et d'être l'ado le plus heureux du monde.

Puis il lui demanda:

-Quoi vont te servir ses ingrédients? A faire tomber la pluie?

Comme quoi, même la question la plus idiote, peut-être dites par Kalahan...tout en étant très sérieux, même s'il avait une tête de chat bien léché parce que le goût de la myrtille s'étalait sur sa langue et dans sa bouche.

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MessageSujet: Re: Les couleurs d'un rêve...ou d'un cauchemar...[PV Gabriel]   Sam 23 Oct - 11:14

Parfois on se demande pourquoi il s'embête à vouloir changer les goûts des gens, juste parce que ca ne fait pas partie de son avis et sa conception des choses. Disons juste qu'il est très obstiné à sa manière, le petit Gabriel. Mais quand même. N'aimer que la myrtille, c'est triste. Alors vu que c'est triste, il faut le changer. Parfois, le Cheshire fait preuve d'une logique que la Rêveuse n'aurait pas renié. Ca doit être parce qu'il la voit, et lui parle souvent. Comme un rhume, son point de vue a du le contaminer un peu. Après tout, la folie est contagieuse. Pardon? Bien sûr que la rêveuse est folle. Un esprit qui est habité par des milliers d'autres, et qui en plus n'a aucun surmoi pour calmer certaines pulsions, et ce pour la simple et bonne raison qu'il est endormi, ca ne peut pas être un esprit sain.

-Ta langue, elle est là pour découvrir le plus de choses possibles, non?

Ah oui, il ne la lâchait pas, son idée. On pouvait même dire qu'il s'y accrochait, et qu'il mettait plein de petites lampes tout autour pour qu'on la voie bien. Les gens obstinés sont parfois considérés comme une plaie, mais plaie pour plaie, c'était quand même eux qui faisaient avancer en grande partie les choses. Et puis, il y a obstiné et obstiné. Il est gentil, mon Gabriel quand même, non?

Et preuve que l'obstination paye, voilà qu'on venait de lui promettre de nouvelles charlottes aux fruits rouges. Tout plein, tout plein. Pour la peine, il se remit à sourire en tranche de courge. Pour ceux qui se posent la question, non, Gabriel n'a pas de crampes aux joues à force de sourire comme ça. C'est une question d'habitude en fait. Et juste histoire de voir si le coeur du petit Kalou était solide, il lui fait un énorme câlin débordant d'amour en d'enthousiasme.

Mais il se détacha tout aussi vite sans cesser de sourire, comme si il n'avait même pas bougé entre temps.

-Oui, bien sûr! Tu habites où?

Gabriel avait peut être été amputé d'une partie de son sens pratique et de sa méfiance élémentaire en perdant ses souvenirs, qui sait. Il en était parfaitement capable. Enfin, Naày en était parfaitement capable. Il ne savait même plus qui il avait oubli"é. Vu la marque sur son front, il se doutait bien qu'il avait du boulier la moitié de son âme, le besoin même de ses désirs, mais puisqu'il ne s'en souvenait pas, le manque ne se traduisait que par cette douleur qui le lançait de temps à autre.

Il pencha la tête sur le côté, observant avec curiosité son accès de rage subit. Naày... Vu le goût rance qui avait empli ses yeux et sa voix, il ne devait pas l'apprécier. Poruquoi donc? La curiosité du vendeur de bonbons était touchée au vif, mais en même temps, il ne voulait pas être la cible de sa colère. Elle était un peu trop violente pour la provoquer n'importe ou. Ca ne voulait pas dire qu'il en avait peur. Simplement qu'un bon jeu est un jeu qui se fait en temps voulu.

Ainsi, gardant cette information sous le coude pour quand ca serait utile, il détourna le sujet en attaquant à coup de chatouilles. Avant de le détourner tout aussi subitement en se mettant à parler littéralement de pluie et de beau temps. Il mordilla sa lèvre en réfléchissant toujours tranquillement.

Il rit légèrement, puis s'interrompit en lui jetant un regard purement homicide. Vous avez déjà vu un chat à qui on pique sa souris? Et bien vous avez vu les yeux du petit Gaby à ce moment. Mais, dans un grand élan de générosité et d'amour pour son prochain, il décida de remettre son meurtre à un peu plus tard. A la place de ça, il sortit une autre sucette, au même goût, qu'il porta à ses lèvres.

-Ben, tu ne veux pas que j'en parle, alors j'en parlerais pas.

Depuis quand il avait dit qu'il ne voulait pas savoir, alors qu'il venait de lui demander comment? Et bien depuis il y a très peu, il suffit de lire un peu plus haut. Pardon. Il suffit de remonter dans nos souvenirs immédiat à il y a quelques secondes. N'oublions pa, rester rôle play, que diable!

-Je te ferais la surprise lorsque je pourrais, ca sera plus marrant!

Comment ca il venait de lui mettre un joli petit biscuit à la myrtille sous le museau, avant de le lui lever juste au moment où il voulait le manger?! Et alors, d'abord? Chacun sa peau, na!
En parlant de pluie, voilà qu'il pleuvait. Non, pas une pluie comme on l'entend, mais là, c'était plutôt une pluie de poussière dorée. Et chaque fois qu'une "goutte" touchait le sol, elle éclatait et devenait une myriade de petits papillons.

-Ah. "Elle" est d'humeur créatrice.

Oui, il venait de lui dire de ne pas en parler, mais que voulez vous. Les idées et les souvenirs, ca s'envole au gré du vent, dans sa tête aussi. Surtout d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Les couleurs d'un rêve...ou d'un cauchemar...[PV Gabriel]   Mer 3 Nov - 14:41

Oh oui la langue de Kalahan était là pour découvrir mille et une saveur, mais les saveur que le sang de ceux qu'ils coupaient pouvaient porter. Le goût des aliments n'avait plus d'importance pour lui. Parce qu'il avait perdu ce besoin en perdant une chose très importante pour lui, une chose sur laquelle il ne parvenait pas à mettre ni un doigts ni une main. L'insistance de Gabriel était un peu étouffante, et cela énervait Kalahan, qui arrachait l'herbe de plus en plus souvent. Elle ne faisait que repousser, il ne désherberait pas les collines des rêves, mais il en avait l'envie irrationnelle pour le montant.
Gabriel était gentil, mais là, avec son idée de faire tout goûter à Kal, il lui tapait sur le système...et il ne fallait pas taper sur le système de Kal. Il était déranger le beau brin, en même temps c'était compréhensible. En fait ces deux là étaient pareils, mais leur folies avait évoluée de manière différente: l'un planait dans un océan d'oubli et planait presque dans le bonheur, l'autre nourrissait une haine envers celle qui lui avait arraché une chose précieuse même s'il lui arrivait d'oublié la raison de sa haine et ce qu'il avait perdu.

Kalahan se concentra pour chasser son envie de faire claquer sa main sur la joue du brun, qui lui cassait les pieds et ses gouts. Il ne voulait que la myrtille, c'était un choix, laisse le donc tranquille! Mais il avait trouvé un compromis, qui portait le doux nom de « charlotte aux fruits rouges »! Et à présent que Gabriel avait une autre idée en tête, Kalahan s'autorisa un poussé un long soupir mental pour se détendre, sans que personne ne le sache.

-Au fin fond de la forêt traitre, dans un joli petit cottage, c'est là que je vis...

Le Roi de Trèfle avait failli sortir une phrase tout sibylline mais c'était retenu à temps. On est pas là pour sortir de belle phrases comme « Au fond de la forêt traitre un joli cottage tu trouvera, et le maître de la charlotte tu trouvera ». Et bien quoi...il avait craqué, il était fou Kal...et sa créatrice aussi mais là on ne pouvait pas y faire grand chose...c'était une association dangereuse que voilà...mai il fallait vivre avec...ou en tout cas tenter de survivre! Kalahan lui le vivait bien, sa folie, ses phrases à la Maitre Yoda qui n'avaient ni queue ni tête, et ses envies de myrtilles que l'on ne pouvait pas lui faire oublier.

Il ne savait pas pourquoi Gabriel le fixait ainsi, il ne voulait pas le savoir. Il préférait se dire qu'il le trouvait étrange...peut-être Kal était-il le seul à détester la Rêveuse, et être toujours vivant...les rares Hares qu'il avait croisé était encore trop frais pour penser à haïr celle qui leur avait tout volé, sur un coup de tête enfantin et sadique!

Mais c'était à son tour d'embêter Gabriel, assez pour lui taper sur le système, en faisant ce que d'autres aussi aurait fait! Il lui vola sa sucette, qu'il le transporta au Paradis, juste parce que le goût de myrtille coula sa langue, envahissant son palais, de cette saveur qu'il adorait, même s'il ne savait plus pourquoi.
Kalahan poussa un soupire et haussa la épaules. Ça rendait moins bien lorsqu'on était allongé sur le sol, entouré d'herbe jaune et rose, mais bon.

-Si tu le dis...alors j'attends ta surprise Gabriel...

D'ordinaire il n'aimait pas les surprises, parce que ce sont des choses, qu'on ne peut prévoir...c'était l'essence même de la surprise. Et Kal n'aimait pas les choses sur lesquelles il n'avait aucun pouvoir. Dans une autre vie à une autre époque, il aurait été un véritable Tyran!

Il ferma les yeux, jusqu'à ce que la voix de Gabriel le sorte de nouveau de ses pensées. Il ouvrit les yeux, pour regarder des petits serpents de couleur tomber du ciel. « elle est d'humeur créatrice ». C'est bien, mais qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire à lui? Qu'elle soit d'humeur créatrice ou bien meurtrière hein? Une enfant endormie à qui il arracherais lui même le coeur lorsqu'il en aurait l'occasion et le pouvoir. Le temps n'était pas trop en attente de ce jour...comme Manargam, la Chienne attendait avec impatience de pouvoir dévorer la Lune lorsque éclatera le Ragnarök. Kalahan était pareil à cette chienne, qui tapie dans son antre attend le jour où il porta de ses dents arraché le coeur pur de l'enfant qui précipita son âme dans les recoins les plus sombres de l'Enfer.

Kalahan se redressa en position assise, tout en suçotant le bonbon délicieux qu'il ne semblait pas vouloir finir pour faire durer le plaisir, puis il se mis debout. Indifférent à la pluie de lumière qui tombait autour de lui. Étrangement, aucun de ces artifices lumineux, ne venait le toucher, comme si sa haine pour l'auteur de cette petite merveille, lui servait de bouclier repoussant.

Il tendit sa main à Gabriel pour qu'il se relève aussi, avec un sourire.

-Et si je te montrais mon chez moi...ce sera l'occasion pour toi, d'avoir ce que tu veux...

En gros, et intelligible, viens chez moi que je te viole que je te montre mes talents de cuisinier, et tu goutte à MES charlottes, comme j'ai gouter tes bonbons. Viens voir où est-ce que je vis...dans cette bâtisse cachée au fin fond d'une forêt digne des plus grands cauchemars!

Et sans attendre de réponse, du brin, il se mit en marche, piétinant les brin d'herbe ayant pris une couleur argenté à contact de la pluie de couleur, pour atteindre la forêt traitre, et son petit nid douillet.

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Gabriel Sinfangs
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MessageSujet: Re: Les couleurs d'un rêve...ou d'un cauchemar...[PV Gabriel]   Mer 3 Nov - 21:56

Est-ce que le brun avait senti qu’il agaçait son interlocuteur ? Peut être, peut être. Avec Gabriel, les deux sont possibles. Premièrement, il est totalement innocent. A ce niveau, ce n’est plus de l’innocence, et ca a même transcendé la bêtise. Il pourrait se faire violer qu’il ne comprendrait pas ce qu’il foutait. Et d’un autre côté, le jeune homme était quelqu’un qui adorait les dangers, et se mettre lui-même en danger. Il adorait s’en sortir également, il ne faut pas croire, mais cette sensation que sa vie peut enfin s’arrêter de vous retourner le entrailles à chaque inspiration, ca a quelque chose de fantastique, et terriblement excitant. Même si il ne comprend pas totalement ce domaine car l’ayant oublié, il serait bien capable de terminer par une partie de jambes en l’air une situation qui était synonyme de mort pour lui, ou pour quelqu’un d’autre.
Donc dans l’un comme dans l’autre, on ne pouvait strictement pas savoir si il agissait par inconscience, ou par jeu. Et puis finalement, ca ne dégénèrera pas puisqu’un magnifique et tentant terrain d’entente venait d’être trouvé ! Il n’en faut pas plus à Gabriel pour être heureux, vous savez. Parler nourriture sucrée avec quelqu’un, et même se faire promettre qu’on lui en offrira. Oui, c’est un peu simple, mais rien de mieux que les bonheurs simples. Ils ensoleillent l’existence en plongeant les gens dans un état de félicité presque permanent parfaitement délicieux.

- La forêt traître…

Moment de réflexion chez le jeune homme. Oui, LA forêt dans laquelle il allait chercher le bois pour faire ses petits « cadeaux surprises », autant que LA forêt qui était à même pas deux kilomètres de chez lui. On parle bien de la même. Gabriel réfléchissait surtout sur les effets qu’elle avait, cette forêt. Il paraissait qu’on avait envie d’y dormir ! Ca doit être bien, le sommeil… Après tout, étant dans le Rêve, il n’a jamais pu s’endormir, lui.

- Ca a l’air amusant !

Il allait faire un petit somme comme on en fait jamais sur ces terres, juste pour voir ce que ca ferait. Oui, il avait oublié dans l’histoire que si il dormait, c’était pour ne plus jamais se réveiller, mais que voulez vous. C’est triste à dire, mais Gabriel a une très mauvaise mémoire. Comment ca vous vous en seriez douté ?! Je le prends mal. Je le prends très mal.

Il avait très très mal prit qu’on prenne SA sucette. Les notions d’hygiène, ca, il s’en tapait totalement. Mais SA sucette, ca, il le vivait autrement. Mais il ne le tuera pas. Pas tout de suite. Pourquoi un tel accès de générosité ? Et bien parce que…

- Colibri. On jouera un autre jour…

Enfermé dans ce petit morceau de sucre, il y avait un tout petit colibri fait en bois de la forêt traître. Il sentirait donc encore la myrtille pendant des années. Or, ce n’était ni le bon volatile, ni la bonne odeur. Donc ils ne joueraient pas tout de suite. Ce vol honteux et intolérable de sucette à la myrtille personnelle restera donc impuni pour le moment. Pour le moment, hein, il ne faut pas trpo espérer non plus. Non mais.

Il hocha donc la tête en se remettant à sourire comme si de rien n’était. Oui, il aurait sa surprise, mais pour cela, il faudrait attendre qu’il trouve Naày pour lui remettre sa sucette préparée spécialement pour elle. Et la Rêveuse étant totalement imprévisible, il ne pouvait pas dire quand sa ce ferait. Comment il ferait pour le prévenir alors… C’était bête ca… Un peu trop.

- Ca va être embêtant ca… Il y a des pigeons voyageurs dans ta forêt ?

Ben oui, ca ne serait pas drôle sinon, tiens ! Si il ne pouvait pas le prévenir de sa surprise, alors il n’allait pas la lui dire, tien ! Non mais. Il le regarda se relever d’un air totalement insouciant. Et puis il vit un de ces serpents colorer lui tomber dessus. Et subitement, ses cheveux devinrent d’un bleu nuit avec quelques reflets bleus. Evidemment. Depuis le temps, il était blasé des surprises de la rêveuse. Il y avait eu trop droit. Enfin, si ELLE voulait qu’il ait les cheveux bleus pour le moment, alors qu’il en soit ainsi, que voulez vous. Lui, il ne pouvait pas y faire grand-chose. Et puis, c’est rigolo, les cheveux bleus !
Donc sans paraître souciant de sa nouvelle coiffure, il attrapa la main qui lui était tendue pour se relever, et épousseter tranquillement ses vêtements pendant que l’arc en ciel devenu liquide continuait de danser autour d’eux.

- Oui ! J’ai hâte de voir ca !

Evidemment qu’il avait comprit le « manger ! (l) ». Pour le viol, même si il l’avait entendu, il n’aurait pas vraiment comprit. De temps à autre, ca lui revenait. Mais pas dans une situation dite « quotidienne ». Donc toujours paisiblement, il lui emboîta le pas tout en prenant avec lui son sac magique. Il y avait quoi dedans ? De quoi fournir quelqu’un en bonbons pendant au moins une semaine, ca va de soi ! On n’oublie jamais son métier, jamais !
Il sortit une sorte de montre de sa poche, et la consulta. A quoi bon une montre alors que le temps était détraqué, hein ? C’est une excellente question qui n’a pas de réponses. Du moins pas de réponses immédiates. Ayant lu ce qu’il voulait lire, il la replongea tranquillement dans son sac. Déjà, ils pénétraient dans le sous bois. Et déjà également, Gabriel ne retint pas un long, et profond, bâillement.
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MessageSujet: Re: Les couleurs d'un rêve...ou d'un cauchemar...[PV Gabriel]   

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Les couleurs d'un rêve...ou d'un cauchemar...[PV Gabriel]
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